Une arnaque de 22 milliards de francs CFA à La Poste gabonaise.

0
424

Voilà cinq ans, que La Poste traine ce boulet. Une situation qui est du ressort de l’Etat, coupable pour non versement des subventions, capital non libéré, couverture partielle des avoirs des épargnants, détournement des subventions, avec même un endettement de 100 milliards de francs CFA à l’endroit de La Poste.

D’ailleurs, le journaliste Jonas Moulenda fait des révélations à ce propos, « Depuis le dernier trimestre 2015, le PDG de La Poste Michael Adandé, s’entête à affirmer que la structure dont il a la charge est redressée. Pourtant la réalité dément cette assertion. D’un côté, les clients de La Poste sont toujours privés de leurs avoirs. De l’autre, le personnel de l’entreprise est en permanence en grève pour réclamer le versement des salaires et des autres indemnités ; les retraités ne sont pas payés régulièrement ; de curieux incendies de locaux et des vols de documents sont également constatés. D’après des investigations, il existerait une convention de règlement de dette de 22 milliards de francs CFA signée entre l’Etat et La Poste gabonaise. »

Plus loin, le même Jonas Moulenda fait le constat « Ainsi, cette convention confirme un fait majeur. L’Etat reconnaît une dette vis-à-vis de La Poste. Pourtant un premier versement de 5 milliards de francs CFA dus par l’Etat avait été versé. En plus de ces 5 milliards, l’Etat a versé durant ces deux dernières années, chaque mois, 800 millions de francs CFA au groupe La Poste. En clair, si les choses avaient été correctement faites par Michaël Adandé, aujourd’hui le peuple gabonais disposerait encore de sa banque postale, une structure dont l’importance va bien au-delà de la simple microfinance comme c’est à présent le cas avec la création de Postfinance. Michael Adandé s’est en effet attelé à détruire tout ce qui faisait le renom de La Poste.»

Meubles, voitures, caisse, marchandises, stocks, créances, marques, commandes et même clientèle. L’actuel PDG de La Poste use de tous ces biens qui font le patrimoine de la société. Le pli des mauvaises habitudes se prend très tôt. Cela commence chez la tête pensante de l’entreprise qui ne se verse pas de salaire, mais fait financer le gros de ses dépenses personnelles par La Poste. Par la suite, les mauvaises habitudes persistent.

La preuve avec Jonas Moulenda qui affirme que « Michael Adande s’est offert un véhicule de marque NISSAN d’une valeur de 80 millions de francs CFA, des voyages permanents à l’étranger, une garde personnelle rapprochée, des salaires exorbitants pour les membres de son cabinet, le droit de remplacer un logiciel officiel par un nouveau software dont il est le représentant commercial pour 5 milliards de francs CFA alors que le problème concernait uniquement la formation plus pointue du personnel à l’ancien logiciel. Cette situation est un révélateur d’une estimation personnelle des besoins de financement de La Poste : 5 milliards pour l’activité de B.F.I (logiciel acheté par l’actuel PDG de La Poste) ; 11 milliards pour le coût des licenciements. »

Compte tenu des détournements de fonds commis au détriment de La Poste, les pertes qui en résultent sont, en principe, déductibles des résultats de la société. Il en va ainsi, car ces détournements ont été commis par Michael Adande. Cela est dû à son comportement délibéré signe d’une carence manifeste dans l’organisation de La Poste et la mise en œuvre des dispositifs de contrôle, contraires à l’intérêt de la société.

Le formalisme de la loi sur les sociétés commerciales doit aussi être respecté. Michael Adande ne peut ignorer la dégradation financière de La Poste. Cela doit l’inciter à limiter les prélèvements devenus injustifiés. En clair, si les affaires continuent d’aller mal, il peut se voir reprocher un abus de crédit. Mieux, ou plutôt pis, il peut se faire condamner pour abus de biens sociaux.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here