Dieudonné Minlama Mintogo appelle à renouer le dialogue avec Albert Ondo Ossa pour consolider la démocratie

Au-delà des questions économiques et institutionnelles, l’une des principales préoccupations exprimées par Dieudonné Minlama Mintogo dans son entretien accordé à Échos du Nord concerne la nécessité de renforcer l’inclusion politique et le dialogue national au sein de la Cinquième République.
L’ancien candidat à l’élection présidentielle estime que le Gabon se trouve aujourd’hui à un moment charnière de son histoire démocratique. Selon lui, la réussite des réformes engagées dépendra non seulement des résultats économiques obtenus, mais également de la capacité des autorités à rassembler toutes les sensibilités politiques autour d’un projet national commun.
Dans cette perspective, il s’est particulièrement exprimé sur la situation du professeur Albert Ondo Ossa, figure importante de l’opposition gabonaise, qui vit actuellement en France sous le statut de réfugié politique.
« Il n’est jamais souhaitable qu’un homme de cette stature vive loin de son pays et encore moins qu’il estime ne pas pouvoir y revenir sereinement », a déclaré Dieudonné Minlama Mintogo.
L’ancien leader politique affirme avoir été surpris par cette évolution, rappelant que plusieurs gestes de rapprochement avaient été observés au début de la Transition entre le président Brice Clotaire Oligui Nguema et Albert Ondo Ossa. Les apparitions publiques des deux hommes avaient alors laissé penser qu’un dialogue constructif avait été engagé autour des différends liés à l’élection présidentielle de 2023.
Pour Dieudonné Minlama Minlama, les divergences qui subsistent ne doivent pas constituer un obstacle insurmontable. Il estime qu’au-delà des considérations politiques, les liens humains, culturels et traditionnels doivent permettre de préserver les canaux de discussion.
« Le Gabon a besoin de toutes ses compétences, de toutes ses intelligences et de toutes ses sensibilités pour relever les défis qui l’attendent », a-t-il insisté.
Cette volonté d’ouverture s’inscrit dans une vision plus large de la démocratie. Selon lui, la force d’un système démocratique ne réside pas dans l’uniformité des opinions mais dans sa capacité à organiser la coexistence pacifique des différences.
L’ancien candidat à la présidentielle considère que la légitimité exceptionnelle dont bénéficie aujourd’hui le chef de l’État lui confère également la responsabilité de multiplier les espaces de dialogue et de concertation avec l’ensemble des acteurs politiques et sociaux du pays.
À ses yeux, une gouvernance plus inclusive permettrait de consolider davantage les institutions de la Cinquième République, tout en favorisant un climat politique apaisé et propice aux réformes.
Dans un contexte marqué par de fortes attentes populaires, Dieudonné Minlama Mintogo plaide ainsi pour une démocratie fondée sur le dialogue, la concertation et la recherche permanente du consensus, convaincu que l’intérêt supérieur de la Nation doit toujours primer sur les divergences partisanes.



Assistant Edu Gabon

Paul Essonne

Journaliste

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