Un an après l’entrée en fonction du président de la République, Dieudonné Minlama Mintogo appelle à la construction d’une « Union sacrée de gouvernance » afin de consolider les acquis de la Cinquième République et relever les défis du développement.
Dans un entretien accordé au journal Échos du Nord, l’ancien candidat à l’élection présidentielle estime que le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, dispose d’atouts exceptionnels pour réussir son mandat grâce à sa forte légitimité populaire et au soutien dont il bénéficie auprès de larges couches de la population.
Selon lui, les 94 % obtenus lors de l’élection présidentielle ne doivent pas être considérés comme un simple score électoral, mais comme l’expression d’une véritable union nationale qu’il convient désormais de transformer en une dynamique de gouvernance inclusive.
Pour y parvenir, Minlama Mintogo propose la signature de trois grands pactes nationaux : un pacte citoyen avec la société civile, un pacte républicain avec les syndicats et un consensus politique associant les différentes sensibilités du pays.
« Il ne s’agit pas d’un partage du pouvoir mais d’un partage des responsabilités », explique-t-il, estimant que la réussite des réformes engagées nécessite davantage qu’une majorité parlementaire : elle exige une stabilité politique durable, un dialogue social permanent et une forte adhésion citoyenne.
S’inspirant de l’exemple sud-africain de l’après-apartheid, l’homme politique considère que le Gabon dispose aujourd’hui d’une occasion historique pour construire un modèle de gouvernance fondé sur la concertation et l’inclusion.

