Rétrospective dans le temps.

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Yves Kouma Onganga

À propos de la moralité sexuelle au Gabon, il faut repartir en 2012, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux fut interpellé par la société civile, laquelle, avait constaté certaines irrégularités juridiques figurant dans le code pénal. 

Aussitôt, les discussions ont été engagées auprès des deux chambres du Parlement gabonais, notamment le Sénat et l’Assemblée Nationale, tout en initiant le débat auprès des différentes Confessions religieuses, afin d’éclairer l’opinion publique, à la moralité sexuelle, sous ses formes naturelles au Gabon pour mieux la consolider.

On a vu des campagnes de sensibilisation et d’explication, mais en réalité, le projet de texte initié en 2012, était basé essentiellement sur la reconnaissance de l’homosexualité au Gabon par le législateur gabonais.

Le peuple gabonais avait exprimé devant le Parlement, son indignation et n’avait pas accepté qu’un tel projet de texte, instituant l’homosexualité au Gabon puisse voir le jour en République gabonaise.

Le ministre en charge de la Justice, Garde des Sceaux, à l’époque avait joué un jeu, lequel, s’était révélé dangereux pour lui-même et la fonction qu’il occupait en ce moment précis, au sein du gouvernement de la République. Quelques mois après, ce tohu-bohu, né de ce fameux torchon de projet de texte fut une fois de plus soumis à l’Assemblée Nationale pour un examen approfondi, pouvant déboucher par un vote des parlementaires. Chose que la 12e législature avait tout simplement trouvé irrecevable, au finish ce projet de texte instituant l’homosexualité au Gabon avait été rejeté par la 12e législature. Une décision qui a été très salutaire auprès du peuple gabonais.

En 2016, ce sujet était bien loin du plan de société de plusieurs candidats aux élections présidentielles du 27 août. Avec tout ce qu’on a vécu, aux lendemains des présidentielles de 2016, où depuis lors nôtre Administration publique souffre le martyr d’un statut – quo. Le Président de la République, les autorités politiques issues de la Majorité et de l’Opposition, la Société civile et l’ensemble des Confessions religieuses acceptèrent d’y aller au Dialogue politique d’Angondjé (avril 2017), afin de trouver une issue favorable pour que l’État et l’Administration publique puissent s’adapter au contexte actuel, afin de garantir au Peuple gabonais un bien être et le bon vivre ensemble.

Au sein de l’Exécutif, certains politiques ayant à l’esprit, l’idée selon laquelle, le fameux torchon de projet de texte instituant l’homosexualité au Gabon, puisse être voté, attendaient une occasion propice pour voter le « Sodome et Gomorrhe » au Gabon. Nous y voilà arrivés en 2020, secoués par la COVID – 19, sous la 13e législature de l’Assemblée Nationale, celle qui n’a rien de commun avec la précédente législature (la 12e en l’occurrence), de nôtre Assemblée Nationale, elle a procédé à l’assertion de ce projet de texte, par un vote.

En effet, la 13e législature vient une fois de plus, prouver au peuple gabonais, qu’elle n’a jamais porté haut leurs aspirations, en acceptant un tel acte immoral, qui n’est autre que la reconnaissance juridique de l’homosexualité au Gabon.

Le discours du représentant ne peut s’en éloigner des volontés générales des représentés, car elle  (Assemblée nationale) doit le savoir.

Finalement, nous pouvons tous comprendre que le Gabon a besoin d’hommes d’État, hommes de convictions et non les hommes forts, comme certains le pensent d’ailleurs, nos Institutions sont dotées d’une personnalité juridique assez solide et souple à la foi, dans le fond, la forme et son fonctionnement.

En revanche, les convictions trop personnelles, surtout orientées vers une préservation et conservation du pouvoir par cette majorité politique, sembleraient prendre le dessus, oubliant de faire prévaloir l’intérêt supérieur, au bénéfice d’une minorité dissidente entretenue par cette même majorité politique à problèmes, où on y trouve des pires scandales politiques au sommet de l’État, vols, détournement de deniers publics et blanchiment des capitaux  … la liste est longue. En seulement 11 années de règne, la médiocrité, l’amateurisme et l’inaction ont pris le dessus.

Aussi, cette 13e législature vient de s’en tâcher volontairement et librement d’une encre indélébile, qui ne s’effacera jamais de l’histoire politique de la Nation gabonaise et que les Gabonaises et Gabonais ne seront pas prêts à l’oublier. En tout cas, pas maintenant.

Le peuple gabonais croit à un Gabon immortel, rêvé par nos ancêtres, pour qu’aux yeux des nations amies, le Gabon reste digne d’envie. Pourquoi vouloir réduire à néant, l’œuvre positive, résultat des durs labeurs de nos chers bâtisseurs, de la République et de la Nation gabonaise ! Je parle de Feux Léon Mba Minko et El Hadj Omar Bongo Ondimba et bien d’autres illustres fils du Gabon, nôtre cher et beau pays à tous.

Je viens exprimer mon indignation, suite à ce vote de l’Assemblée Nationale visant à instituer l’homosexualité au Gabon. Lequel, je trouve pour ma part irresponsable, ne souhaitant pas porté une responsabilité collective et sociétale, ni personnelle.

Je dis non, non et  non à l’homosexualité au Gabon. Respectons-nous vivants, et non morts.

Yves Kouma Onganga

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