Non-respect des mesures barrières au Gabon : il faut sanctionner Rose Christiane Ossouka.

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L'actuel Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda

Depuis Mars 2020, le chef de l’Etat a initié plusieurs projets et engagé le Gabon dans des emprunts que le peuple considérait comme excessif.  Des emprunts,   qui devaient permettre  de mettre en place des mesures de riposte contre le covid-19. 

Plusieurs mois après, c’est un chapelet de doléances que le peuple adresse au chef de l’Etat.  Des plaintes qui auraient dû  interpeller les autorités gabonaises, notamment le Comité de Pilotage  mis en place pour la riposte contre le covid-19 à défaut du ministre de la santé.

Ce samedi 23 janvier 2021, le premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda  et l’ensemble des membres de son gouvernement, ont  fustigé le comportement  incivique de la  population. Ce qui est tout à fait normal, eu égard à l’augmentation exponentielle du nombre de cas positifs dans le monde et au Gabon.  Question, à qui incombe la responsabilité de gérer cette crise au Gabon ? Quelles sont les  initiatives  prises par le Copil pour une meilleure prise de conscience de la pandémie ?  Le gouvernement a-t -il respecté sa part de contrat avec  le peuple gabonais depuis l’arrivée de cette maladie au Gabon ? Autant de questions que les populations  dont les libertés sont bafouées attendent des réponses.

En effet, le travail du comité de plan de veille et de riposte contre l’épidémie de coronavirus au Gabon (COPIL), semble se résoudre  à faire des simple communiqués à la télévision, dans les différents groupes Watsapp, Facebook,  et à se mettre plein les poches avec certainement l’argent  des tests covid-19.  Des communiqués qui n’ont pas eu un impact positif auprès des populations. La preuve, aucun gabonais ne prend au sérieux cette pandémie et  le discours du Premier Ministre, lors de cette conférence de presse est une illustration parfaite. Que dire des millions encaissés par cette structure à travers les examens et les tests covid-19 ? Là gît le lièvre.

Les plénières à l’Assemblée Nationale, au Sénat, l’organisation des fêtes et autres cérémonies à travers le pays démontrent bel et bien que cette pandémie  est résolument l’affaire du  Premier Ministre et les membres de son gouvernement.  A aucun moment, le peuple gabonais n’a été impliqué dans la lutte contre le coronavirus, pitié pour les chefs de quartiers, de cantons, de regroupements que dire des présidents d’associations.  Dire aujourd’hui que, cet ennemi est un ennemi commun, est une pilule difficile à avaler pour le peuple. Dans la mesure où, les petites et moyennes entreprises tournent au ralenti, quand d’autres  ont mis la clé sous le paillasson. Malgré la révision  de certaines mesures, les entreprises continuent de licencier. Aussi,  les populations vulnérables, en dehors de quelques cuisses de poulets envoyées par le coordonnateur des affaires présidentielles,  le  peuple est livré à lui-même.   Aucune autre mesure visant à aider les familles vulnérables  n’a été mise en place. Dès lors comment, dans  un tel contexte, peut –on demander au peuple de respecter les mesures barrières ?  Le peuple à deux choix  depuis mars 2020, respecter les mesures barrières ou mourir de faim dans les maisons.

Sachant que, depuis l’arrivée de cette pandémie dans le pays, le gouvernement à plus opté pour l’instauration des mesures  coercitives et  la restriction des libertés, il est difficile pour le peuple dans une situation de précarité de suivre convenablement les mesures gouvernementales. Une chose est donc sûre, le Copil a échoué et il serait judicieux  que le chef de l’Etat, puisse  revoir les nouvelles mesures instaurées par le gouvernement à l’encontre des populations.  Des restrictions, qui risqueraient de provoquer des grincements de dents et faire sauter le couvercle.

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