Littérature : « Quelle destinée pour le Congo-Kinshasa, après un si long déclin? » de Gaspard-Hubert Lonsi Koko est sur le marché.

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Comment peut-on expliquer l’extrême pauvreté qui frappe les populations congolaises, avec un PIB par habitant de 622 USD en 2022, alors que le pays est assis sur au moins 24 000 milliards USD de ressources naturelles? Comment peut-on avoir un taux très élevé de chômage dans un pays où les opportunités sur le plan de la création d’emplois sont immenses? La République Démocratique du Congo (RDC) a-t-elle réellement besoin de vivre éternellement de la mendicité?

D’aucuns sont conscients du fait que l’Histoire d’une Nation ne s’appréhende pas sous le prisme du fanatisme, du tribalisme, ou pour des raisons partisanes. Cela doit se faire sur la base des faits réels ou, à défaut, de leur interprétation en toute objectivité. La Grande Histoire de la RDC doit donc être abordée en toute impartialité, et non par chauvinisme individualiste ou régional.

Bref, la République Démocratique du Congo a besoin de mouvement et d’innovation, d’élan salvateur et de renouveau, de courage et de suite dans les idées. De plus, la gestion d’un pays passe obligatoirement par un véritable projet de société: à savoir des perspectives constructives. Alors, plutôt que le statu quo ante ou la régression, il faut une métamorphose en vue d’un futur glorieux et digne d’une grande locomotive d’Afrique centrale!

La rédaction de 7joursinfo distille quelques extraits de l’essai « Quelle destinée pour le Congo-Kinshasa, après un si long déclin? » de Gaspard-Hubert Lonsi Koko de 308 pages publié chez L’Atelier de l’Égrégore en novembre 2022 :

« D’aucuns sont pourtant conscients du fait que l’Histoire d’une Nation ne s’appréhende pas sous le prisme du fanatisme, du tribalisme, du sectarisme, ou des raisons partisanes, voire du néocolonialisme ».

« Les Congolais ont toujours eu une préférence pour la richesse dans la liberté, et non la pauvreté dans la soumission. Seul le patriotisme leur permettra de tirer leur épingle du jeu dangereux et des stratagèmes malhonnêtes qu’essaient sans cesse d’imposer, par tous les moyens, certains pays limitrophes ».

« Il est très difficile de développer du point de vue social et économique un État sans être animé d’une réelle volonté politique. La gestion d’un pays passe obligatoirement par un véritable projet de société, à savoir des perspectives constructives. Cela ne se fera nullement sur la base d’assises tribales, ni par l’arrangement avec le président sortant, ni par le tripatouillage des résultats électoraux ou la soumission vis-à-vis des dirigeants des pays voisins ou des partenaires internationaux ».

« Seule la maîtrise de quelques paramètres sociaux et économiques, ainsi qu’institutionnels, permettra au gouvernement national de faire jouer pleinement au Congo-Kinshasa son rôle de géant, à la fois sur les plans régional et continental, dans l’optique d’une affirmation de l’Afrique à l’échelle internationale ».

« Comment peut-on avoir un taux très élevé de chômage dans un pays où les opportunités sur le plan de la création d’emplois sont absolument immenses? »

« Mais il faudrait toujours avoir à l’esprit que, peu importe l’approche choisie, leur aide se paie très cher à court, moyen ou long terme ».

« Plutôt que de continuer de vivre ad vitam æternam grâce aux apports extérieurs du point de vue financier, d’exister au crochet des bailleurs de fonds, le gouvernement congolais doit commencer par maîtriser la gabegie et mettre ses ressources à disposition moyennant le transfert de techniques et de technologie. Cela permettra le développement des infrastructures nationales en vue de la transformation sur place des matières premières, ainsi que de la libre circulation des biens et des personnes ».

« La dynamique interne doit enfin permettre, une fois l’autogestion efficacement maîtrisée, la politique d’orientation vers l’exportation dans le cadre de la globalisation ».

« La monnaie étant l’un des éléments capitaux de la souveraineté nationale, outre la rigueur budgétaire, le gouvernement congolais doit maîtriser la totalité du contrôle de cet instrument des échanges, ou étalon des valeurs ou alors réserve de valeur. En conséquence, par souci d’indépendance monétaire, la valeur du franc congolais doit être alignée sur les ressources naturelles dont dispose la République Démocratique du Congo et non sur une quelconque devise étrangère ».

« De plus, aucun citoyen congolais n’a confié à un autre pays, ou à une organisation extranationale, aussi internationale soit-elle, le mandat de gouverner ce géant qu’est le Congo-Kinshasa, ni d’assurer sa sécurité intérieure, ne serait-ce que par procuration. Si les citoyens congolais continuent de ne plus s’occuper de leurs propres affaires, d’autres peuples – à commencer par leurs voisins – ne se gêneront pas du tout de le faire à leur place aux dépens des intérêts internes ».

« S’imposent forcément les engagements en matière de développement durable propice à la consolidation et à la maîtrise du multilatéralisme politique, ainsi que de l’import et de l’export ».

« S’agissant de la sécurité intérieure, il est tout à fait nécessaire de privilégier une approche évaluative et réflexive en soutien à la politique de défense nationale et de sécurité régionale, de commerce intérieur et extérieur, de diplomatie et de bon voisinage, d’éducation civique et patriotique, de formation culturelle, sportive et professionnelle… »

« C’est pourquoi le fédéralisme ou la décentralisation constructive, ainsi que la solidarité entre les entités provinciales, devront contribuer à éviter le développement des antagonismes entre les populations minoritaires et les groupes majoritaires ».

« Cela évitera notamment des conflits graves et l’effusion de sang, phénomène qui pourrait faire voler en éclats l’intégrité du territoire national avec le risque éventuel d’un terrible et néfaste effet de contagion régionale, ou, pis encore, continentale au profit des puissances financières mondiales ».

« Il est évident que l’on est Congolais par les origines ancestrales, à savoir ‘’de père et de mère’’, de père ou de mère, par la voie légale et non par l’occupation ou l’agression, ni par le recours aux violences sexuelles ou physiques, ni par le fait de faire couler le sang congolais ».

« Chaque fois que le sang congolais est versé, ne serait-ce qu’une goutte, le patriotisme doit se multiplier encore plus. Voilà le pacte national ! »

« Dans toute leur pluralité, les citoyens congolais doivent incarner avec conviction l’expression inconditionnelle de la diversité dans l’unité ».

« De plus, la survie des populations autochtones passe par la fidélité à la devise nationale: Paix, Justice et Travail. Elles ne doivent jamais, et dans n’importe quelle circonstance, trahir la Patrie! Il est tout à fait primordial de consolider les assises d’un Congo indéniablement pluriel et complètement indivisible. Tel est le grand devoir que tout citoyen congolais doit accomplir, car il y va de la pérennité et de l’intangibilité des frontières héritées, malgré tout, de la colonisation et, désormais, reconnues comme telles par toutes les institutions internationales. Il y a absolument sommation, hic et nunc, aux frontières nationales de ne surtout pas se déplacer vers l’intérieur ».

« L’étatisme ne doit en aucun cas se caractériser par le dirigisme d’une administration irresponsable agissant systématiquement par clanisme, par exclusion ou se renouvelant par cooptation ou par favoritisme ».

« En République Démocratique du Congo, l’État doit tout justement encourager l’entreprenariat en veillant en même temps aux mécanismes propres à la non-exploitation salariale ».

« Les Congolais doivent fortifier l’amour pour la Patrie, afin de vivre en toute synchronicité dans un très vaste espace, qui plus est souverain depuis le 30 juin 1960. Ils doivent surtout aimer à n’importe quel prix et sacrifice le travail, au même titre que la terre de leurs aïeux ou de leur choix ».

« Un pays où l’État protégera toujours les faibles, et les populations majoritaires ne cesseront de veiller à la sauvegarde des droits des individus ethniquement minoritaires. On doit surtout privilégier les voies et moyens appropriés en vue de la satisfaction des aspirations quotidiennes de chaque compatriote, indépendamment de son sexe, de son rang social, de ses capacités physiques ou mentales, de son groupe ethnique, de sa provenance avant la naturalisation… »

« La République Démocratique du Congo doit coûte que coûte devenir un pays où l’intergénérationnel et l’interaction, entre les concitoyens et les différentes entités provinciales, renforceront la volonté du vivre-ensemble conjuguant à merveille solidarité et développement, bonheur et mieux-être, liberté et égalité, patriotisme et souveraineté ».

« Le Congo d’avenir ne pourra pas se permettre de se passer d’une diplomatie intelligente bénéficiant du concours sans faille d’une armée républicaine et performante comme élément de dissuasion ».

« Dans cet ordre d’idées, au regard de la logique familiale et coutumière, ainsi que spirituelle et ancestrale, il faut également procéder à l’amendement de l’article 10 de la loi fondamentale en vue de la clarification et de la confirmation, quant à l’inaliénabilité de la nationalité congolaise d’origine et à sa primauté sur toute citoyenneté étrangère ».

« Des dirigeants ayant du souffle et une vision humaniste ne pourront qu’enfin leur offrir le rêve après lequel elles ont toujours couru et non l’inventaire du possible que n’a cessé de décliner avec démagogie, trop souvent avec cynisme, la plus grande majorité d’acteurs politiques ».

« N’oublions surtout jamais que l’œuvre du bourreau s’accomplit d’abord par la falsification des faits, ensuite le lavage de cerveau et, enfin, la pérennisation de la pensée unique. Trois fléaux que l’on doit à tout prix combattre en vue du triomphe de la démocratie et de l’épanouissement des valeurs humanistes ».

« Bref, à l’instar de tous les pays qui se sont développés, la République Démocratique du Congo a besoin de mouvement et d’innovation, d’élan salvateur et de renouveau, de courage et de suite dans les idées ».

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