L’élection présidentielle de 2023 n’est pas un remède aux maux des Gabonais.

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La carte d'électeur pour voter

Il est important de prendre en compte que le présent conditionne le futur, tout comme vis-versa le passé influe le présent. Le laxisme dont fait preuve le Gabon en ce moment anéanti les espoirs des générations futures. La réalisation des plans de stratégies élaborées en termes d’avenir ou de développement est d’une extrême urgence.

En effet, la situation actuelle est donc complètement ambivalente: l’Etat prétend incarner des valeurs d’ouverture et de transparence… mais se révèle incapable de les mettre en pratique. Mais sans le travail de la société civile, les problèmes de conflits d’intérêts et de mauvaise gouvernance resteraient dans l’ombre. Seule la société civile a l’indépendance politique nécessaire pour éviter que certaines affaires ne soient étouffées par les arrangements entre partis. Plus que jamais, la transparence des institutions gabonaises envers la société civile est nécessaire pour que l’Etat puisse retrouver sa légitimité démocratique.

Au Gabon, les élections présidentielles donnent à voir une complainte de fraude, de tricherie et de manque de transparence et d’équité. Pourquoi organiser une élection dont le processus est de toute façon remis en cause et ne débouche que rarement sur l’alternance, mais plutôt sur des violences, et des morts ?

Ne pas le faire, c’est épargner des vies humaines et de l’argent, c’est s’émanciper d’acteurs politiques en manque d’inspiration. Le gain humain, économique, moral et politique de la non-organisation de présidentielles l’emporte sur le maintien d’un simulacre qui ne vise qu’à satisfaire la communauté internationale. Le Gabon devrait s’inventer son propre modèle de gouvernance qui assure sa pérennité dans la paix et le progrès.

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