Le débat de Missélé eba’a : La malédiction, la chute et la fin du système Balonzi Ngoulou Valentin…

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L'ancien ministre en charge des Travaux publics, Léon Bounda Balonzi

Disons-le d’entrée de jeu, pour ce qui est du cas Balonzi Ngoulou Valentin, au commencement sont des interrogations fondamentales :

Est-ce bien aux enfants du Grand maître, de celui qui a dirigé ce pays pendant quarante-deux ans, à qui Léon Armel Balonzi Ngoulou Valentin a voulu arracher un terrain dénommé Jardin Botanique ?

Est-ce bien à des orphelins, fragilisés par le départ brusque de leur mère, Édith Lucie Bongo Ondimba, et de leur père, Omar Bongo Ondimba, à qui Léon Armel Balonzi Ngoulou Valentin avait décidé de pourrir la vie pour une simple portion de terre ?

En servant de bras armé à des gens haineux, envieux depuis toujours, en fait malheureux dans leur corps et dans leur âme, pensant ainsi garantir ad vitam aeternam sa place au gouvernement ou dans les hautes sphères de la République, Léon Armel Balonzi Ngoulou Valentin avait-il pensé un seul instant à son avenir ou à celui de ses enfants ? Certainement pas.

Voici que le ciel lui est tombé sur la tête et qu’il devra plus que jamais le porter. Un malheur n’arrivant jamais seul, après la dissolution du ministère des Travaux publics dont il avait la charge, tout prête à croire qu’il finira dans les semaines à venir en prison.

Comme Justin Ndoundangoye, il choisit de se donner en spectacle au moment de quitter le ministère dissout ne mesurant pas la gravité de sa situation. Avait-il besoin de se faire acclamer par ses collaborateurs comme pour narguer l’autorité alors que son ministère a été dissout ? Ce casus belli mérite bien la case prison.

Voici un individu que Judas le traître, encore appelé Ian Ghislain Ngoulou, a amené dans les arcanes du pouvoir au détriment de ceux qui se sont toujours battus pour Ali Bongo Ondimba. Et malheureusement, ce genre de profil est légion dans l’actuel gouvernement.

Comment comprendre que les chevaliers du président de la République, ceux qui ont fait son élection en 2016, sont soit en exil, soit assis à la maison quand des gens comme Ngoulou, Balonzi, Antonella Ndembet et autres Massassa sont au gouvernement ? C’est quelle forme d’ingratitude ou d’injustice ? C’est pour ce résultat qu’il faudra encore se battre en 2023 ? Certainement pas. La justice spirituelle ne peut l’accepter. Rien ne peut mieux expliquer les divers ennuis du chef de l’État sinon cette réalité. Les enfants des autres n’étant pas des animaux.

En vérité, Sylvia Bongo Ondimba et Noureddine Bongo Valentin doivent comprendre qu’une élection présidentielle ce n’est pas l’amusement. Ce n’est pas avec des traîtres corrompus comme Judas qu’ils pourront réaliser un quelconque avenir politique.

Ali Bongo Ondimba n’a rien à attendre de gens qui ne savent pas les efforts ou le prix qu’il a fallu payer pour le maintenir au pouvoir. Ces derniers ne possèdent ni l’esprit, ni l’âme de son ambition politique. Donc l’attitude qu’ils adoptent une fois au pouvoir est normale. Ils arrivent au sommet de l’État sans avoir fourni le moindre effort. Pourquoi ne pas s’offrir des folies au détriment des réalisations utiles pour le plus grand nombre ?

La dissolution du ministère des Travaux Publics dont Léon Armel Balonzi Ngoulou Valentin avait la charge est la pire façon de dire au monde entier qu’il est incompétent et désormais indésirable. C’est bien le prix de la malédiction lorsqu’on refuse de respecter les codes du pouvoir et les principes de la République.

Dissoudre tout un ministère signifie que la gangrène des détournements des fonds publics ou des mauvaises pratiques constatée n’offrait pas un autre choix que celui de la décision chirurgicale et radicale rendue publique. Balonzi et ses maîtres, Ngoulou et Bongo Valentin n’ont visiblement pas tiré les leçons du cas Ngambia avec l’affaire Santullo ou des compagnons de Brice Laccruche Alihanga avec Scorpion. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, ils finiront en prison. C’est évident.

La justice spirituelle comme Omar Bongo Ondimba ont scellé leur sort. Hélas pour Balonzi, à ce niveau de la situation, ni Judas le traître, Ian Ghislain Ngoulou, qui a bien entendu qu’il finira en prison sous peu ou Noureddine Bongo Valentin, empêtré dans ses propres ennuis judiciaires à Londres et à Paris, ne pourront voler à son secours. C’est dire combien de fois il est dangereux de s’amuser avec ce pouvoir, façonné par tant d’esprits avertis.

Jusqu’à ce jour, le président de la République gabonaise se nomme Ali Bongo Ondimba. Ni l’influence de son épouse, ni l’omniprésence des manœuvres mesquines de son fils ne peuvent changer cette réalité. Seule une élection présidentielle changera ou maintiendra ce statut pour le fils d’Omar Bongo Ondimba. Toutes allégeances prêtées sous les sacs de riz ne valent qu’un petit de lapin sur toile cirée.

Autrement dit, que ceux qui, comme Judas le traître, par opportunisme et méchanceté gratuite, ont trahis et faits allégeance à d’autres petits seigneurs autoproclamés, en prennent de la graine. Ils gagneraient à se plonger dans la fable Kenyane intitulée «  l’éléphant et le lièvre ». Servir de messager intime au Gabon coûte toujours très cher. Et nous y sommes. Qui a dit à Judas le traître qu’il pouvait servir de courroie entre le père et le fils, entre le président de la République et son fils?

Brice Laccruche Alihanga en sait quelque chose et Judas le traître dit Ian Ghislain Ngoulou l’apprendra à ses dépens. Tous ceux qui ont confondu leur place au sein de la famille Bongo ou au sommet de l’État l’ont payé cher par bien d’infortune. Et Ali Bongo Ondimba vient de sonner le tocsin.

Donc, Judas le traître peut consulter tous les marabouts pygmées qu’il veut, il ne dormira plus d’un sommeil du juste avant son séjour programmé pour la prison centrale. Qui tue par l’épée périra par l’épée. Toute la merde de l’opération scorpion porte la marque de la haine de Judas le traître.

Le fils du Président de la République, qui avait un profil vierge à son arrivée dans la vie publique et politique du pays se retrouve aujourd’hui dans la mouise en France à cause des âneries de Ian Ghislain Ngoulou. Son influence malsaine sur Noureddine Bongo Valentin fait que ce jeune ne peut plus rêver du fauteuil présidentiel.

Aussi, la sanction qu’il recevra sera proportionnelle à la violence qu’il a fait régner au sommet de l’État. Entre abus de pouvoir, humiliation, détournements de fonds publics, ingratitude et trahison, tout est passé. Il convient désormais pour lui d’avaler le fruit amer de ses méchancetés.

Marie France Garaud disait, et à juste titre, le chien du roi n’est pas le roi des chiens. Autrement dit, une gazelle ne peut entrer dans la cage du lion pour lui faire comprendre que son lionceau, en villégiature, ne partagerait pas une de ses décisions, sans craindre de se faire dévorer. Quel culot. C’est bien ce qu’a fait Ian Ghislain Ngoulou.

Ces situations déplorables au sommet de l’État sont malheureusement alimentées par les impostures et les dérives orchestrées par les proches d’Ali Bongo Ondimba. Malgré les précieux et légitimes soupçons de détournements de fonds publics qui pèsent sur Jessye Ella Ekogha, Sylvia Bongo Ondimba, l’épouse du président de la République estime qu’elle doit continuer de le protéger et de le maintenir au poste de porte-parole de la présidence de la République. Pourquoi alors vouloir sanctionner les disciples de Noureddine Bongo Valentin ? Toute la cohérence est là.

Combien Balonzi aurait-il détourné à l’État sans faire des ristournes satisfaisantes aux nouveaux donneurs d’ordre du palais présidentiel pour que le proverbe ivoirien prenne sens ? Quand deux personnes se disputent pour un billet de milles francs, c’est qu’une personne a pris six cents francs et n’a donné que quatre à l’autre.

On ne peut, le 16 août 2022, faire exprimer au Chef de l’État une certaine satisfaction des travaux publics gérés par Balonzi et moins d’un mois après, dissoudre le ministère en question. C’est trop incohérent pour penser que ce serait le manque de résultats qui aurait conduit à cette décision grave.

Quelle serait la faute que Balonzi Ngoulou Valentin aurait bien pu commettre au point d’entraîner la dissolution de tout un ministère après la dissolution de l’Agence Nationale des Grands Travaux d’Infrastructures et le changement incompris de Yolande Nyonda au gouvernement? Que d’instabilité.

L’opinion publique a besoin de comprendre. Judas le traître, encore nommé Ian Ghislain Ngoulou, ne peut avoir autant influencé négativement l’opération anticorruption scorpion pour se retrouver dans des affaires de détournements de fonds publics. Quid des fameux projets prioritaires du chef de l’État ? Selon des enquêtes concordantes, le Trésor public a bel et bien payé de nombreux projets qui n’ont même pas vu éclore la cabane de chantier pour paraphraser Michel Ongoundou. Où serait passé l’argent ?

Pour sauver le monde, Dieu le Créateur du ciel et de la terre a dû sacrifier son fils unique. Que devrait alors faire Ali Bongo Ondimba pour tenter de sauver son pouvoir quasiment perdu ? Revenir aux fondamentaux est plus que jamais essentiel. Le Président de la République doit corriger les injustices qui nourrissent l’idée selon laquelle il serait un chef ingrat et un leader sans charisme au risque de finir seul et isolé comme c’est déjà le cas.

Le mélange de genre qui se fait lire au sommet de l’État ne peut qu’entraîner sa chute et sa fin. Toutes les conditions étant désormais réunies.

Par Télesphore Obame Ngomo

Président de l’OPAM

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