Italie/300 jeunes et éducateurs du monde entier à Rome du 19 au 24 mars.

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 Ils participeront à une réunion préparatoire du Synode des évêques qui, lui, aura lieu au mois d’octobre sur le thème : Les jeunes, la foi et le discernement des vocations. Les travaux s’ouvriront en présence du pape François. Le choix des dates n’est pas anodin : l’ouverture des travaux coïncide avec le cinquième anniversaire du début du pontificat actuel. D’autre part, le pré-synode s’achèvera la veille du dimanche des Rameaux qui correspond à la Journée mondiale de la jeunesse célébrée dans les diocèses. Romilda Ferrauto a assisté vendredi (le 16 février) à la conférence de presse de présentation du pré-synode au Vatican.

Les jeunes pourront s’exprimer librement, sans intermédiaires, sans représentants, sans être obligés de demander une audience ou d’envoyer une lettre officielle. Pour Stella Marillene Nishimwe, c’est cela qui compte. Cette jeune burundaise, membre du mouvement des Focolari, a participé à la préparation du pré-synode. Assise entre le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du synode des évêques, et le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Greg Burke, elle se dit convaincue que c’est une nouvelle ère qui s’annonce pour l’Église, et surtout une merveilleuse opportunité pour les jeunes de faire entendre leur voix.

Ces jeunes, l’Église veut les écouter « en direct », assure pour sa part le cardinal Baldisseri. Et cela sera possible, y compris à distance, grâce à Internet et aux réseaux sociaux. Car c’est sur la toile que les jeunes s’expriment et qu’ils se rencontrent. Du coup, les nouvelles technologies : Facebook, vidéos, selfies, hashtags, Twitter … contribueront concrètement, en plusieurs langues, au déroulement du pré-synode, pour rejoindre les jeunes là ils sont, en dehors des réseaux et des codes habituels. Les groupes linguistiques seront modérés par d’autres jeunes. Les organisateurs veulent ainsi créer un forum virtuel dans lequel les plus jeunes puissent se sentir à l’aise.

L’Église doit cheminer avec les jeunes

Car il y a entre l’Église et les jeunes beaucoup d’incompréhensions, estime Stella. L’Église doit ouvrir un dialogue et s’efforcer d’apporter des réponses à leurs attentes, à celles de tous les jeunes du monde et pas seulement des catholiques, parce qu’il est important de savoir aussi ce que les autres pensent de nous, explique-t-elle. Les jeunes recherchent le bonheur, la joie…mais beaucoup d’entre eux sont confrontés à la souffrance, aux doutes. Stella le répète avec force : le succès du prochain synode dépendra de la participation des jeunes à l’assemblée préparatoire du mois de mars.

Les résultats du questionnaire en cinq langues mis en ligne à leur intention sont encourageants. Le cardinal Baldisseri se garde de tout triomphalisme mais il ne cache pas sa satisfaction. Le thème qui revient le plus souvent est celui du bonheur : « comment être heureux ? ». Autres questions dominantes : le sens de la vie, la famille, la vie affective, l’emploi…  Ces réponses sont actuellement analysées par des spécialistes du secteur. L’Église est bien déterminée à se mettre à l’écoute des jeunes, le plus largement possible au-delà des seuls catholiques ; se mettre à l’écoute de leur sensibilité, de leur foi, de leurs doutes et de leurs questionnements, insiste le cardinal Baldisseri, elle veut connaître le regard qu’ils portent sur l’Église ; entendre ceux qui vivent des situations difficiles, qui se sentent exclus.

Une première dans l’histoire des synodes

Le pré-synode du mois de mars rassemblera quelque 300 participants : des jeunes, dont trois anciennes victimes de la traite, invitées personnellement par le Saint-Père, mais aussi des parents et des éducateurs, car l’Église veut aussi écouter ceux qui côtoient les jeunes et qui possèdent des clés de lecture pour les comprendre. Tous les épiscopats et les autres ayant-droit ont été invités à envoyer à Rome une délégation composée de personnes de leur choix. Cette large participation devrait également permettre de favoriser le dialogue entre les adultes et les jeunes générations qui semblent avoir bien du mal à se parler.

Ce pré-synode est totalement inédit : des conférences préparatoires ont déjà été organisées dans le passé, en 1987, avant le synode sur les laïcs, en 1991, avant le synode sur l’Europe. Mais c’est la première fois qu’a lieu une consultation de ce type. Elle a été inventée pour répondre à une attente, souligne le cardinal Baldisseri. Ces dernières années, de nombreuses voix se sont élevées en faveur d’une plus grande participation de la base, « du peuple de Dieu », aux réflexions synodales. Rome s’est sentie interpellée. Cette expérience pourrait être répétée à l’avenir. En revanche, aucune modification juridique n’est prévue en ce qui concerne l’institution synodale qui reste une assemblée d’évêques, telle que l’a voulue le Concile Vatican II.

Burkina- Faso/ Situation  tendue avec l’attaque d’un barrage. 

48 heures après les attaques enregistrées dans la capitale du Burkina Faso ou trois assaillants ont voulu forcer un barrage présidentiel dans la nuit  de samedi 3 à dimanche 4 mars, la situation reste très tendue dans le pays.

Deux jours après les attaques terroristes, le calme peine à prendre le dessus à Ouagadougou. En effet, trois personnes tenterons sans succès de forcer un barrage se trouvant dans la zone présidentielle, indique un communiqué du gouvernement.

Parmi les individus, deux réussiront à prendre la fuite, le troisième a été arrêté après avoir été abattu aux alentours de 4 heures du matin après avoir cherché de prendre l’arme d’un de ses gardiens, selon la même source.

Par ailleurs, un homme soupçonné d’avoir participé vendredi à l’attaque de l’état-major général des armées du Burkina Faso était entendu ce dimanche 4 mars par la justice. Il pourrait même être ‘’ le  cerveau” de l’attaque, selon cette source, qui a ajouté qu’il y a “des soupçons très forts” qu’il y ait “des infiltrés dans l’armée” qui ont renseigné les assaillants. 

En effet l’explosion de la voiture piégée qui a précédé l’assaut a totalement détruit une salle de réunion, située en façade du bâtiment, où devait se tenir une réunion de l’état-major de la force antidjihadiste du G5 Sahel. La réunion s’est tenue dans une autre salle au dernier moment pour éviter le pire.  

 

L’homme qui a été arrêté vendredi 2 mars dans les heures qui ont suivi le double attaque contre l’état-major et l’ambassade de France à Ouagadougou où sept membres des forces de l’ordre burkinabè ont été tués et plus de 80 blessés, selon un dernier bilan en date donné par la même source.

 

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