Gabon/Transport terrestre : Jean Robert Menié, président du SYLTTEG, à la tête d’une horde de racketteurs, dénommés chargeurs.

0
476
Le résultat des racketteurs, dénommés chargeurs.

Il y a déjà quelques années que nous assistons à une éclosion de groupes de jeunes délinquants constitués en chargeurs de taxis et clandos dans les grands carrefours et les grands lieux de débarquement, dans le Grand Libreville. Ces jeunes, pour la plupart sans véritable instruction, on envahi les grandes artères du Grand Libreville, avec la complicité des maires de Libreville, Owendo, Akanda et Ntoum.

A l’origine, ce travail était effectué par les aides-chauffeurs de taxi bus, qui chargeaient les véhicules. Mais, le président du Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (SYLTTEG), Jean Robert Menié qui avait très vite flairé un moyen de se faire de l’argent facilement, avait réussi à convaincre les maires de ces communes pour qu’ils signent des arrêtés permettant à ces jeunes délinquants d’avoir un support légal qui couvrirait leur activité. Ainsi, ce qui au départ était une sollicitation de services par les transporteurs s’est transformé en obligation de perception de taxes pour des groupes de jeunes délinquants de plus en plus agressifs et violents. L’activité de chargement est donc devenue obligatoire, au point que tout refus de cette prestation par un transporteur entraîne inévitablement des représailles de la part de ces jeunes qui semblent avoir réussi à corrompre les agents des forces de l’ordre en poste dans les grandes artères du Grand Libreville. Ces jeunes sont si violents qu’ils n’hésitent pas à s’en prendre même aux clients des taxis. Il s’agit d’une loi non écrite qui veut dorénavant que les clients ne circulent que dans les taxis ou les clandos qui sont mis à leur disposition par les chargeurs. En cas d’opposition du client, ce dernier ne pourra prendre aucun véhicule pour se rendre à sa destination. Il en est de même pour le transporteur qui doit obéissance, discipline et argent à ces hommes de main de Jean Robert Menié, faute de quoi, il se verra banni du site.

C’est cette dictature imposée par les jeunes délinquants recrutés par Jean Robert Menié et le maire de Ntoum Juste Parfait Biyogo Bi Otogo, que les transporteurs du site du Pk12-Bikelé refusent désormais de prêter le flanc. Une opposition au rackette qui vaut désormais de violentes représailles aux transporteurs, par le groupe de délinquants dirigé par un chef de gang appelé Mohamed Sanogo, qui opère sous la protection du maire de Ntoum, de Jean Robert Menié et d’un certain Marc Dimitrie Obiang, neveu de l’ancien Premier ministre Paul Biyoghé Mba. Il semble pour cela que ce trio de soutien du délinquant Mohamed Sanogo ne reculerait devant aucune plainte des transporteurs. Durant ce week-end qui vient de s’écouler, ces jeunes délinquants ne se sont pas privés de manifester leur démonstration de force en agressant physiquement les transporteurs sous les instigations de Jean Robert Menié, qui n’hésite pas à faire appel au soutien des magistrats corrompus au sein du parquet de Libreville, pour assurer la protection de ses hommes de main. Selon, certaines investigations il se trouve que le sieur Mohamed Sanogo aurait la nationalité gabonaise de manière frauduleuse. Il est désormais évident que toutes les activités de chargement qui sont organisées dans la zone du PK12, sont tout simplement des extorsions de fonds, car les prélèvements se font auprès des transporteurs sous la contrainte.

Ce qui vaut pour le PK12, l’est également dans tout le grand Libreville. Il est peut-être temps que les plus hautes autorités Gabonaises se penchent sur cette affaire le plus vite possible avant qu’une situation dramatique ne survienne.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here