Donald Trump : corrupteur du fisc américain ?

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Donald Trump, le président des Etats-Unis.

Donald Trump a payé 750 dollars (soit 422 000 francs CFa) d’impôt fédéral sur le revenu l’année où il a remporté la présidence, en 2016, et autant sa première année à la Maison Blanche, en 2017.

Par ailleurs, il n’a pas du tout payé d’impôt sur le revenu au cours de 10 des 15 années précédentes, en grande partie car il a déclaré plus de pertes d’argent que de gains.

Comment Donald Trump a-t-il pu parvenir à un tel résultat ? Une partie de la réponse réside dans une ristourne de 72,9 millions de dollars obtenue (soit près de 42 milliards de francs CFA) en 2010 auprès du service des impôts, l’Internal Revenue Service (IRS), dans le contexte de la crise économique des subprimes. Arguant de fortes pertes financières, le magnat avait alors réclamé et obtenu le remboursement d’une partie des impôts qu’il avait dû payer les années précédentes à la suite du succès de son émission “The Apprentice”. Dix ans plus tard, cette ristourne est toujours l’objet d’un litige entre l’IRS et Donald Trump. Ce dernier n’aurait en effet pas rempli toutes les conditions pour l’obtenir. Un audit, débuté en 2011 et toujours en cours, pourrait tout remettre en cause et se terminer devant la justice.

Les déclarations d’impôt de l’homme d’affaire new-yorkais devenu président et candidat à sa réélection sont au coeur d’une bataille judiciaire, Donald Trump ayant toujours refusé de les publier contrairement à tous ses prédécesseurs depuis les années 1970.

 Celui qui a fait de sa fortune un argument de campagne a aussi alimenté, par son refus, les spéculations sur l’étendue de cette richesse, sur de possibles pratiques d’optimisation fiscale à la frontière de la légalité ou sur de potentiels conflits d’intérêt.

 

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