’Démocratie Nouvelle ne sera pas dissout, bien que fusionné au PDG’’ dixit Teale Mve Ondo.

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Teale Mve Ondo, Social média manager spécialisé en marketing et communication politique

Le retour de René Ndemezo’o au PDG se fonde sur le problème de la prolifération des partis politiques. Il a donc pris l’engagement de regagner son ancien parti pour que soit désormais défini un nouvel écosystème politique basé sur deux grands groupes. Il a opté pour une fusion absorption, en lieu et place d’une fusion tout simplement. Car dans le second cas, la force exécutoire de la fusion devais systématiquement entraîner une dissolution pure et simple de Démocratie Nouvelle sur le plan juridique.

LA STRATÉGIE DU DOUBLE JEU

Le parcours de René Ndemezo’o tel que décliné dans une publication précédente est décoré à plusieurs reprise de trahisons. Et que ce soit dans le PDG comme dans l’opposition cet acteur politique s’est fait des ennemis. Il est donc nécessaire de mettre des gardes fous à sa nouvelle ambition de revenir à la maison mère, sur tout quand on ne maîtrise pas  les intentions de celui qui accepte de se faire courtiser par un traître.

Bien que la politique soit une affaire d’intérêts qui amène les acteurs politiques à faire des alliances contre nature, la notion de confiance et de loyauté reste cardinale.

Or dans la fusion absorption de DN, il y a  comme une sorte de rétention à véritablement démontrer de façon absolue sa collaboration franche avec le PDG. Ce double jeu politique consacre  la création de la porte de sortie de René Ndemezo’o au cas où le Distingué Camarade Président n’accédait pas à ses exigences.

LA DIVERSION DE RENÉ NDEMEZO’O

En matière de stratégie, la diversion demeure un moyen très efficace pour faire passer un éléphant au milieu de la foule sans que personne ne constate sa présence. Et pour le cas de Démocratie Nouvelle, il était nécessaire d’organiser des activités qui détournent l’attention pour que l’opinion ne puisse pas évoquer l’effet nul sur le plan juridique de cette fameuse fusion absorption.

Juridiquement, Démocratie Nouvelle demeure un parti de plein droit qui peut exercer ses activités. Son absorption au PDG n’est qu’une mesure conservatoire qui lui permet, tant que l’accord perdure, d’acquérir la qualité de pédégiste.

En principe, la fusion pur et simple devait avoir un effet juridique sur le statut des élus de ce parti, du moment ou un mandat électif appartient à un parti et non un individu. La dissolution d’un parti entraîne la perte de la qualité d’élu.

La conséquence immédiate serait l’organisation des élections partielles législatives et locale, pour combler la vacance. Ce qui est un véritable risque pour DN, car René Ndemezo’o n’est pas sûr de voir ses éléments se faire investir par le PDG, quand il passe en revue ses antécédents auprès des responsables actuels du parti. Le meilleur moyen de voiler cet aspect substantiel était de faire des sorties médiatiques dramaturgiques, pour détourner l’attention des militants du PDG.

La chose est simple. Si Démocratie Nouvelle fusionne avec le PDG, pourquoi maintenir l’existence juridique de ce parti, qui peut ressurgir si son premier responsable ne trouve pas satisfaction, quand on sait que l’objectif est de créer un nouvel écosystème politique bipolaire ?

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