Gabon/Jean Ping saisie de nouveau la Cour Constitutionnelle

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Le collectif des avocats conduit du candidat malheureux à l’élection présidentielle du 27 août dernier conduit par Eric Iga-Iga et Batsantsa a saisi le mercredi 9 novembre de nouveau la Cour Constitutionnelle d’un recours en reformation des résultats du scrutin présidentielle dans la province du Haut-Ogooué.
Cette requête s’appuie sur l’article 87 de la loi organique de la Cour Constitutionnelle qui dispose que le recours en révision est possible dans les cas les suivants :
-S’il y a eu fraude de l’une des parties de nature à avoir déterminé la conviction de la Cour; S’il y a eu faux témoignage reconnu par une décision de justice ; Si la décision considérée a été rendue sur des pièces fausses ; Si, depuis la décision, il a été recouvré des pièces décisives détenues par l’adversaire. Le collectif des avocats s’attaque aux décisions rendues par la Cour Constitutionnelle.
Sur la fraude organisée et les fausses pièces produites par Monsieur Ali Bongo, pour fonder sa décision d’annuler les résultats de vingt et un (21) bureaux de vote du 2ème arrondissement de Libreville, la Cour constitutionnelle dans son Considérant 51 dit avoir procédé à l’analyse de 27 procès-verbaux de cet arrondissement produits par M. Ali Bongo.
Lesdits procès-verbaux qui comportent des ratures et surcharges ont été présentés par M. Ali Bongo comme étant mon œuvre. Or, il est aisé de constater que ces procès-verbaux ne peuvent être que des faux grossiers fabriqués par ce dernier pour faire croire à l’existence d’irrégularités susceptibles d’entraîner leur annulation.
Ces procès-verbaux sont en effet des faux fabriqués par le M. Ali Bongo puisque ceux que mes représentants ont reçu à la fin des opérations électorales dans chaque bureau de vote ne comportent ni rature ni surcharge. De plus, il est illogique que je veuille tricher en retirant mes propres voix pour les attribuer à mon adversaire. Ça n’a pas de sens.
Les procès-verbaux querellés sont d’autant plus faux que tous mes représentants, tous les vice-présidents et assesseurs de l’opposition dans les bureaux de vote du 2ème arrondissement de Libreville, déclarent formellement que les procès-verbaux qu’ils ont signés à la fin des opérations électorales dans leur bureau de vote respectif ne comportaient ni rature ni surcharge et de plus ils constatent que les chiffres indiqués dans ces faux procès-verbaux ne correspondent pas à ceux qu’ils ont relevés. D’ailleurs, si tel était le cas, la CENAP n’en aurait pas tenu compte dans les procès-verbaux de proclamation des résultats provisoires.
Pour le collectif des avocats, le candidat Ali Bongo Ondimba à procéder à la falsification des procès-verbaux en complicité avec la CENAP et le ministère de l’intérieur. La Cour Constitutionnelle pour rétablir la vérité devrait confronter les procès-verbaux du camp Ping avec ceux d’Ali Bongo Ondimba.
Lathierre

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