Un 17 août 2020, empreint de dignité et de résistance pour Jean Ping.

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Le leader de la Coalition pour la nouvelle République, Jean Ping

Le Gabon célèbre en ce 17 août 2020, les soixante ans de son existence en tant qu’État. Cette célébration intervient alors que de nombreuses familles ont été endeuillées par la conjugaison de la pandémie du Covid-19 et la complication de maladies peu ou mal prises en charge, par un système de santé à l’abandon.

C’est dans ce contexte que l’ancien candidat aux élections présidentielles du 27 août 2016, Jean Ping, a fait un discours à la nation en ayant une pensée émue pour tous ceux qui ont perdu un être cher. Sans oublier les familles des Résistants qui ont vu partir ces derniers temps, leurs parents.

En effet, les soixante ans de l’accession à l’indépendance du Gabon, sont célébrés dans des circonstances nationales, d’une rare gravité depuis 2016 et dans un contexte international d’incertitude. Il est clair que l’ensemble de la Nation s’interroge sur son destin.

Qu’avons-nous fait de ces soixante ans ? Où allons-nous ? Quelle direction prend le pays ? Selon Jean Ping « Dans l’esprit du peuple gabonais, ces questions l’emportent sur tout autre sentiment, d’autant plus que rien ne les incite à la fête et à la joie. Seul compte réellement pour moi comme à leurs yeux, le résultat final ; le seul résultat qui vaille, c’est-à-dire l’alternance et la libération, la rupture pour la Renaissance du Gabon. Oui la Renaissance du Gabon. Et seul comptera, grâce à votre détermination, la libération finale. »

Au moment de sauver notre pays, il s’agit de se reconnaître dans des valeurs, des principes qui consacrent la primauté de l’intérêt général sur l’intérêt particulier et qui sous-tendent la République et l’État de droit. Un sursaut autour de la vérité et de la justice à rétablir pour que force reste au suffrage des Gabonaises et des Gabonais, d’une part et pour une passation pacifique du pouvoir, d’autre part. Le peuple gabonais est conscient ; il est bien conscient de ce qui se passe, dans un pays où des vies sont ruinées.

Les Gabonais ne se marginalisent pas ou ne s’appauvrissent pas de bon gré. Effectivement, ils résistent, leur résistance prenant de nombreuses formes : de la passivité dans le travail au sabotage des lignes de production ; de la révolution à la grève ; de la protestation aux attaques violentes ; de la lutte à l’intérieur du système à la non-coopération et au soulèvement ouvert. Mais, aux yeux des élites, toutes ces formes constituent des défis à leur domination, des menaces contre le système lui-même.

Mais qui sont les ennemis à combattre ? À la différence des périodes antérieures, quand l’ennemi était clair, aujourd’hui les élites sont confrontées à des réseaux amorphes et globalisés d’acteurs non étatiques.

Jean Ping termine en disant « Nous devons tous œuvrer ici et maintenant à rendre à notre Nation son honneur. Il revient à chacun, malgré les vicissitudes, de prendre sa place dans l’histoire, pour dire à ses enfants et à sa descendance, j’ai fait ma part. Il est temps. Oui, il est temps. Il est grand temps que le Gabon reprenne son destin en main. Et les circonstances s’y prêtent. »

Si le succès de l’action ne sera quantifiable qu’au moment de son bilan, force est de constater que face à la surdité des politiques et à l’impossibilité de dialoguer, la confrontation directe est plébiscitée. Les Gabonais, par le fait même de prendre ce risque-là, incarnent l’exaspération. Ils incarnent le monde qu’il voudrait voir émerger. La prise de risque est volontaire, les conséquences assumées. Il y a une finalité collective. Jean Ping transmet un message politique à travers une action précise.

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