Les mesures gouvernementales initiées par Rose Christiane Ossouka Raponda et son gouvernement ne sont pas suivies dans l’arrière pays à l’exemple du Moyen- Ogooué, le Woleu-Ntem, la Nyanga et l’Ogooué-Ivindo. C’est le moins qu’on puisse dire, au regard des déclarations et du comportement des populations de ses. Le coronavirus est pour ces derniers, l’affaire des habitants de Libreville.
En effet, les nouvelles dispositions arrêtées par le gouvernement ont du mal à passer auprès de la population. En province, cette pandémie fait l’objet de railleries et les mesures barrières sont balayées d’un revers de la main par manque d’une véritable politique d’accompagnement en kits alimentaires. Un triste constat, qui a amené le chef du gouvernement a demandé l’aide aux gouverneurs de province mardi dernier.
« Je leur ai demandé d’accroître leurs efforts en matière de prévention, d’augmenter le nombre de tests journaliers afin d’avoir la meilleurs photographie possible de la situation épidémiologique dans l’ensemble du pays, et d’appliquer sans faillir les sanctions prévues en cas de non-respect du port du masque ou d’inobservation des gestes barrières », a indiqué Rose Christiane Ossouka, sur sa page facebook.
Le Premier Ministre et ses collaborateurs sont dans une situation très compliquée, avec ce refus des populations de l’arrière-pays de respecter les mesures barrières. Pour rappel, dans la province du Moyen- Ogooué, les populations avaient sollicité du gouvernement un accompagnement, au regard de la situation difficile dans laquelle elles se trouvaient après la fermeture des entreprises. Mais également la fourniture des bavettes aux populations. Jusqu’alors, le gouvernement est resté motus et bouche cousue, aucun geste n’a été posé pour remédier à cette situation.
En Afrique subsaharienne, le Gabon, à en croire l’Organisation Mondiale de la Santé apparaît comme un exemple en matière de riposte contre le covid-19. Malheureusement, les plaintes des populations gabonaises, en ce qui concerne l’accompagnement semblent ne pas intéresser les autorités sanitaires du monde. Depuis janvier, l’on enregistre une remontée exponentielle du nombre de cas soit 3321 cas positifs, très à la hausse par rapport au mois de décembre où il était sous la barre de 75. Normal pas de respect des mesures barrières dans les salles de classe, amphithéâtres, banques, à l’Assemblée Nationale et au Sénat que dire des forces de sécurité et défense, vraiment regrettable !

