« Pourquoi faut-il supprimer l’oral du second tour/L’admissibilité au Baccalauréat (Gabon) ? » dixit Sandrine NGUÉMÉBÉ ENDAMANE.

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Sandrine NGUÉMÉBÉ ENDAMANE, Vice-Président du PSD, enseignante de philosophie

Maintenant que la Session 2022 du Baccalauréat est terminée, l’adrénaline des nouveaux bacheliers et l’extase de leurs parents en baisse, on peut parler d’avenir. On peut sereinement aborder la question de l’objectivité et du ‹‹sérieux›› de l’oral au second tour.

Je vais en parler avec la plus grande objectivité en attirant l’attention à la fois des esprits cartésiens, délétères et kantiens sur le manque d’objectivité relevé dans l’oral du second tour à l’examen du baccalauréat (Gabon).

PRÉCISION IMPORTANTE. En science, l’objet et le sujet sont distants. Plus simplement dit, le sujet doit être distant de son objet d’étude ou d’analyse. Les critères d’évaluation ne doivent, à cet effet, en aucun cas s’enticher d’affectivité, de complaisance ou d’émotion nègre. La confusion ferait basculer dans un système de notation bien loin de la science et qui s’enfonce dans les diatribes à queue et tête.

L’ORAL DU SECOND TOUR. Enseignante au Second Degrés, quasiment à chaque session, je fais le même constat et ne l’ai pas dénoncé dans un texte. Je dis que le second tour au Baccalauréat perd son objectif et son objectivité. Il faut en urgence repenser ses étapes et exclure définitivement pression, corruption, affectivité, complaisance, raison autoritaire…

PRÉPARONS NOS CANDIDATS À TRANSCENDER L’ADVERSITÉ DIGNEMENT ET AVEC SAGESSE. Les candidats face à deux examinateurs sont, pour plus de la moitié, pas suffisamment préparés et, c’est avec nonchalance et légèreté que nombreux d’entre eux abordent les sujets. D’autres stressent, plusieurs sont désinvoltes et embrouillés… Sans compter les candidats recommandés et les cas sociaux. Pas étonnant qu’ils chantent ‹‹On a le Bacho cadeau !›› revêtus des uniformes scolaires charcutés et bariolés.

Le devoir moral de le dire et de le dénoncer. Avançons. Il est temps de changer radicalement de paradigmes.

SUPPRIMER LE SECOND TOUR pour donner objectivement à tous les candidats les mêmes chances de réussite. Le procédé du moment a démontré ses limites dans le temps et me paraît injuste pour tous les recalés (les malchanceux). Or, en science, il n’y a pas de place pour la chance et la malchance puisqu’on ne négocie pas avec la connaissance.

EVITONS DE TOUJOURS RAFISTOLER LES POURCENTAGES DE RÉUSSITE. Le Gouvernement gabonais doit avoir le courage de reconnaître tout ce qui précède et de dire clairement que sont déclarés admis tous ceux qui ont 08/20 ou 09/20, un repêchage qui nous éviterait le ridicule du second tour. Au lieu de continuellement ‹‹gonfler›› les pourcentages de réussite fictifs (qui ne collent pas avec la réalité) et qui ridiculisent les enseignants convoqués à cet examen !

IL EST TEMPS QUE CELA CHANGE. LE SECOND TOUR ACTUEL N’EST QUE SOCIAL, COMPLAISANCE ET RIDICULE.

Le devoir moral de nous le dire.

Sandrine NGUÉMÉBÉ ENDAMANE, vice-président du PSD, enseignante de philosophie.

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