Pont d’Isaac de Lambaréné : Léon Bounda Balonzi à la barre ?

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Le ministre des Transports, des Infrastructures et de l'Habitat, Léon Armel Bounda Balonzi

Un ministre ce n’est pas seulement le bureau, mais c’est aussi le terrain, afin de s’imprégner de l’état des routes et des ponts dont la vétusté en augmente la dangerosité. La preuve avec le pont d’Isaac de Lambaréné dans la province du Moyen-Ogooué, lieu où un proviseur et deux de ses élèves ont trouvé la mort. Le pire aurait pu être évité si Léon Armel Bounda Balonzi avait pris la pleine mesure d’arranger les gardes fous, comme ce fut le cas au pont Nomba, après le décès du militaire, certainement que le proviseur et ses deux élèves seraient encore en vie.

En dehors de la négligence du ministre des transports, il y a aussi celle du ministre de la défense nationale, car comment comprendre qu’une ville comme Lambaréné qui connait une renommée internationale grâce à la réputation du Dr Albert Schweitzer et notamment pour son sens de l’humanisme, n’arrive pas à avoir une brigade nautique qui pourrait intervenir en cas d’urgence. Il va peut-être falloir qu’un membre du gouvernement, ou une autre autorité se retrouve dans le pont d’Isaac pour pouvoir penser à mettre en place une brigade des Sapeurs-Pompiers.

Une autre question taraude l’esprit des populations, qui souhaitent savoir où est passé l’arsenal souvent visible lors du défilé de chaque 17 août ? Est-ce à dire, que ce dernier est là uniquement pour protéger la sécurité des dirigeants et non celle du peuple ? En clair, l’égalité de chances prônée par les plus hautes autorités du pays n’est qu’un vain mot qui consiste à vendre du vent.

Dans d’autres pays, l’on aurait assisté à une recherche sans relâche des victimes avec des hélicoptères survolant la surface de l’eau tandis que les plongeurs de la gendarmerie et les soldats du feu s’activent en moins de 72 heures à sauver des vies. Mais le Gabon est loin encore de procéder à ce genre d’exercice, car nos gouvernants au lieu de servir se servent au détriment des populations qu’ils sollicitent seulement en période électorale.

A la justice gabonaise, si elle est vraiment libre doit ouvrir une enquête afin de partager les responsabilités de l’accident du pont d’Isaac à Lambaréné dans la province du Moyen Ogooué. Cet accident, il faut le dire, laisse encore les parents des victimes dans une détresse insoutenable. Il est difficile de comprendre que les gardes fous dudit pont n’ont pas encore été réparés, seul Léonce Armel Bounda Balonzi saura éclairer l’opinion.

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