Entre soumission et perversion des consciences : la population gabonaise à la merci des gouvernants.

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Il n’a échappé à personne que les gouvernants exploitent tous les ressorts psychologiques, et quelquefois les plus vils, des populations pour arriver à leurs fins (cupidité, jalousie, victimisation). En fait, ils se créent une clientèle c’est-à-dire qu’ils vont prêcher dans le sens des idées de la fraction de la population visée afin de recevoir son assentiment, la population n’étant finalement perçu que comme un marché à conquérir.

D’ailleurs, Gerald Cotton déclare « Ainsi la plupart des gens suivent leurs gouvernants et politiciens, malgré la douleur que ceux-ci leur causent et, même lui ôtant la santé l’éducation et la dignité, par le simple geste de recevoir un avantage bon marché ou quelque chose à se nourrir par un ou Deux jours, le peuple suit celui qui lui donne les miettes du jour ».

Pour avoir prêché l’austérité des mœurs, devant une telle situation, il faut à tout prix un libérateur, un messie qui puisse enfin incarner le Gabon et mettre fin à ses déchirements. Ce sera alors la préoccupation des populations ; toute leur vie durant ils seront à la recherche d’un véritable chef, un guide digne de ce nom.

La désignation de boucs émissaires et de la responsabilité des autres est aussi bien une technique classique pour attirer la population que pour détourner l’attention et éluder ses propres responsabilités car, les gouvernants n’ont jamais tort et ne se trompent jamais ! On l’a compris : la lâcheté ou, à tout au moins, le manque de courage est aussi un de ses traits de comportement.

Ils chercheront et trouveront, au moyen d’explications simplistes, des responsables à la situation et à l’insatisfaction de sa clientèle, en n’acceptant pas la spoliation, à des profiteurs hypothétiques étant entendu que les profiteurs sont toujours les autres tout en exploitant la crédulité, les sentiments xénophobes et la peur de la population.

La promesse de faire payer les autres, surtout les autres, ne peut d’ailleurs que recevoir l’assentiment d’une population qui a tendance à se victimiser.

De ce fait, ils n’auront aucun scrupule à manipuler l’opinion et à mentir pour parvenir à leurs fins et utiliseront à cet effet toutes les ressources de la démagogie et du clientélisme, le cynisme étant d’ailleurs un mode ordinaire de gestion du politicien qui reste, quoiqu’il arrive, un opportuniste. La population n’apparaît finalement être, dans ce schéma, qu’un instrument, un moyen pour permettre aux gouvernants d’arriver à leurs fins car le tout c’est d’être élu !

Le rêve des gouvernants sont en fait de contrôler la population qui devient soumise et obéit, ce qui est facile dans les régimes autoritaires mais est évidemment plus compliqué dans les démocraties où il est nécessaire de recueillir l’assentiment, au moins passif, des populations.

Les gouvernants n’ont alors que deux solutions : acheter la population avec l’argent des autres en organisant des transferts autoritaires de richesse au profit de sa clientèle ou leur faire peur afin de les rendre plus réceptifs, plus malléables à son discours.

L’envers du décor est que le jour où il faudra solder les dettes de l’État, ces mêmes gouvernants sauront vous expliquer qu’il faut payer, mais de responsable vous n’en trouverez pas. Car, et c’est le défaut de la « démocratie », les gouvernants peuvent faire à peu près n’importe quoi sans encourir de sanction (à part électorale), à la grande différence d’un mandataire social (gérant ou PDG de société) qui, s’il gère mal, sera révoqué très rapidement et fera probablement un séjour en prison.

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