L’Insalubrité : Ennemie publique Numéro 1.

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Présence des ordures dans un carrefour de Libreville.

Difficile de circuler dans la capitale gabonaise et ses environs. La situation est préoccupante. La question de la collecte des ordures ménagères, refait surface dans les quartiers populaires. Des montagnes d’immondices ornent à nouveau les rues, à un rythme effréné. On ne peut arpenter une voie ou des ruelles secondaires de la ville sans être assailli par des odeurs nauséabondes et des tas d’immondices déposés çà et là. Libreville se meurt un peu plus chaque jour.

En effet, le ramassage des ordures, le dépotage à la décharge communale, le balayage des rues, les services de base ne sont pas assurés convenablement depuis quelques temps. D’où les montagnes d’ordures observées çà et là, avec tous les risques que cela comporte sur le plan sanitaire.

La gestion de l’insalubrité au sein de la capitale gabonaise ne s’améliore guère. On est tenté de dire que la situation a considérablement empiré. Cette problématique de l’insalubrité relève, notamment, de la reconstitution rapide des dépôts sauvages et des tas d’immondices, la prolifération et l’envoi des déchets légers constitués en grande partie de sachets plastiques, le jet systématique sur les voies et places publiques des ordures légères par les piétons et les automobilistes et l’occupation anarchique du domaine public tels que les trottoirs et espaces verts.

La coexistence avec des sites insalubres et l’inhalation de leurs odeurs nauséabondes, ont même finis par déteindre sur les comportements des populations, de Libreville en particulier. Le civisme et l’hygiène ont foutu le camp dans certains de nos quartiers, on y voit des enfants jouer dans des lieux insalubres. La nourriture est vendue souvent dans de mauvaises conditions d’hygiène. Cela a de lourdes conséquences sur la santé avec l’émergence des maladies virales telles que les hépatites, la fièvre typhoïde, le paludisme, etc.

Constatant l’insalubrité chronique qui sévit à Libreville, il y a donc urgence à changer de comportement.

La lutte contre l’insalubrité doit être le cœur de cible des collectivités locales, du Ministère de l’Intérieur et de la Présidence de la République,  pour l’amélioration de la qualité de l’habitat des villes.

L’avenir des générations futures dépend d’une prise de conscience de ces questions urgentes par les autorités de l’Etat, des mouvements associatifs, des organismes non gouvernementaux capables de concevoir une éducation populaire et mener une mobilisation sociale de masse.

Il ne faut pas se limiter à la sensibilisation, mais aller au-delà de celle-ci.  Il faut à la base rapprocher les infrastructures des populations par l’installation de poubelles dans les rues, la construction de latrines, le curage régulier des caniveaux et la collecte régulière des ordures.

Les collecteurs d’ordures doivent être organisés et formés au tri, de même que les ménages. Une brigade de salubrité dynamique et non corrompue est indispensable. C’est lorsque toutes ces dispositions sont prises et soutenues pour le suivi rigoureux des activités d’assainissement initiées, que l’État pourra chercher à jouer sur les mentalités par des actions de sensibilisation pour le changement de comportement.

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