Les organisations de défense des droits de l’Homme du Gabon militent pour la libération de tous les prisonniers politiques.

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Bertrand Zibi Abeghé, l'ancien député du PDG en prison.

Dans le cadre de nos activités régaliennes de suivi des prisonniers politiques et détenus d’opinion au Gabon, Marc ONA et Georges MPAGA défenseurs des droits de l’Homme, se sont vus refusés de rencontrer les détenus politiques de la prison centrale notamment Brice LACCRUCHE ALIHANGA, Bertrand NZIBI et Jean Remy YAMA, sans aucun motif valable et sur un ordre non écrit du Directeur de la prison centrale de Libreville M. NGOUSSI.

Au moment où de nombreuses informations attestent de l’aggravation de l’état de santé de plusieurs prisonniers politiques singulièrement (Brice LACCRUCHE, Jean Remy YAMA), suite à la torture et aux mauvais traitements qui leurs ont été infligés à la prison Centrale de Libreville, cette interdiction confirme la volonté manifeste et délibérée des autorités gabonaises à violer les droits fondamentaux des prisonniers politiques au mépris de tous les principes des droits humains. Il est à noter que Brice LACCRUCHE ALIHANGA, Bertrand NZIBI ABEGUE, Jean Remy YAMA, depuis leurs incarcérations ont régulièrement été privés de leurs droits élémentaires à savoir : le droit à la santé, à la protection et à la dignité.

En 2017 Bertrand NZIBI a été victime de violence orchestrée par l’ancien Directeur de la prison centrale de Libreville M. Paul MITOMBO.

En 2020 et 2021, Brice LACCRUCHE ALIHANGA a été reconnu victime de torture par les Nations Unies.

En 2022, son état de santé s’est brusquement détérioré avec l’apparition d’un cancer qui serait lié aux conditions inhumaines depuis son incarcération à la prison centrale de Libreville.

Le cas de Jean Remy YAMA est aussi similaire. En effet, son état de santé s’est aussi gravement détérioré au point que sa famille et ses avocats ont tiré la sonnette d’alarme quant au risque de décès de cette dernière faute de soins appropriés.

Compte tenu de ce qui précède, les organisations des défenseurs des droits de l’Homme au Gabon, dénoncent le rôle néfaste du gouvernement Gabonais dans la répression des prisonniers politiques qui sont bien que privés de liberté, sont victimes de tortures, de traitement inhumains et d’actes barbares, y compris les viols, les violences sexuelles et la privation des soins.

Devant l’état de dégradation de la santé des deux (2 ) principaux prisonniers politiques dont Brice LACCRUCHE, et Jean Remy YAMA, le régime d’ALI BONGO, met toutes sortes d’obstacles en empêchant que les défenseurs des droits de l’Homme puissent avoir accès aux prisonniers politiques. Il s’agit ici, d’une volonté du Gouvernement gabonais dont le but inavoué est de dissimiler la réalité sur la santé des prisonniers politiques.

Le Gabon, pays siégeant au conseil des droits de l’Homme, en organisant et instituant un régime de torture, visant les prisonniers politiques (Brice LACCRUCHE, Jean Remy YAMA, et Bertrand NZIBI), s’inscrit résolument aux nombres des Républiques bananières, qui utilisent la terreur et l’arbitraire pour taire les voix discordantes, instrumentalisent la justice aux fins d’organiser des faux procès. Comme l’a souligné le Groupe de Travail de l’ONU, les violations sont si graves qu’un procès équitable n’est pas envisageable.

Les Organisations des défenseurs des droits de l’Homme au Gabon appellent à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques du régime, au premier rang desquels : Brice LACCRUCHE, Jean Remy YAMA, et Bertrand NZIBI. Le maintien en prison de ces personnes relève de la prise d’otage politique.

Les organisations de défense des droits de l’Homme au Gabon sont résolument déterminées à lutter contre l’impunité, à inscrire les responsables politiques, judiciaires et militaires gabonais sur la lister noire des personnes impliquées dans les violations des droits de l’Homme et la répression politique.

Georges MPAGA, Président Exécutif National du Réseau des Organisations de la Société Civile pour la Bonne Gouvernance au Gabon (ROLBG)

Marc ONA ESSANGUI, Président International de Tournons la Page

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