Le débat de Missélé eba’a : Jessy Ella Ekoga se défend et accuse…

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Jessye Ella Ekogha, Porte-parole de la présidence de la République.

Quand on est fils de militaire, général de corps d’armée en plus, la lâcheté devrait êtreconsidérée comme le pire des défauts. C’est une question d’honneur et de dignité, valeurs chères aux vrais hommes en treillis. Sans vouloir remettre en cause la filiation de quiconque, l’attitude lâche transcrite par la multiplication des tracts diffusés sur les réseaux sociaux nous impose de dire : « Saint Cyr comme Melun ne produisent pas des arbres aux fruits pourris ». Comprendra qui pourra.

Répondre de manière injurieuse et non assumée, là où la signature de l’auteur des textes qui donnent le tournis à certains est posée et revendiquée, c’est la preuve que le malaise soulevéestévident, que désormais la peur règne et plus que jamais la panique gagne les impostures au sommet.

De façon générale, ce qui détruit sans état d’âme et discrédite à jamais la présidence d’Ali Bongo Ondimba, c’est que ceux qui ont été choisis par son épouse et son fils pour accompagner son dernier mandat,(1) ne savent pas où ils sont, mais pire encore (2) ils ne cherchent même pas à connaître l’histoire du pouvoir en place et le rôle de ses différents acteurs pour espérer préparer leur avenir.

C’est pourquoi, ils posent des actes graves qui ne répondent à aucun code de préservation d’un pouvoir établi. Et les exemples sont légions. (1) Quand ils décident d’entrer en guerre avec l’Église catholique, ont-ils mesuré le rapport de force en présence?  Non. Finalement, l’Église catholique a depuis lors ouvert ses portes aux fidèles chrétiens au grand dam de leurs diktats.

(2) Quand il a été question de sauver et de prendre en charge la vie du Président de la République, frappé par un accident vasculaire cérébral à Ryad, la République avait opté pour une convalescence à Rabat quand sa famille restreinte qui avait pour bras armé Brice Laccruche Alihanga voulait imposer Londres. Au final, c’est bien au Maroc, chez sa Majesté Mohamed 6 qu’Ali Bongo Ondimba a pu retrouver nombreuses de ses facultés. La République avait bel et bien triomphé.

(3) Quand il fallait arrêter toutes les aberrations construites autour du Covid-19, matérialisées par des arrêtés et des décrets rivalisant de ridicule les uns après les autres, les nouveaux maîtres du palais présidentiel, certainementobnubilés par les milliards de francs CFA qui disparaissaient de façon non mystérieuse des caisses de l’État, ont appris une fois de plus à leurs dépens que la République sait dire Non et Stop. La fin de la récréation sifflée, pas une, pas deux, la vie était redevenue normale au Gabon. Finies les débilités liées au COVID-19 montées de toutes pièces.

(4) Quid de l’affaire Moulina qui est passée aux oubliettes comme si l’objectif réel était de faire main basse sur la présidence de la Fédération de football. Pierre Alain Mounguengui en prison, finie l’affaire Moulina. Une machination d’un ridicule hors pair qui a sali la République. Non à la pédophilie mais Oui au respect de la dignité humaine. Bien heureusement, tous les gabonais n’ont pasadhérer à cette vilaine pièce de théâtre.

Dans la même veine, pourquoi l’opération scorpion ou les fameuses Task Force à la noix de Durot ont-elles subitement disparu alors que de nombreux scandales financiers continuent de pleuvoir au sommet de la République? C’est parce que les chantres de la République des émotions malsaines n’avaient pas pris la mesure du danger qu’ils couraient en ouvrant un tel front. Obligés de vite faire disparaître ce scorpion qui menaçait de les piquer. Qu’aurait il fait des déclarations graves de Patrichi Tanasa qui ne sont en réalité qu’une goutte d’eau dans un océan de corruption au sommet.

Continuez les procès, le peuple gabonais attend plus que jamais Brice Laccruche Alihanga à la barre. Ainsi on saura qui, de Télesphore Obame Ngomo et de ceux qui ont mis BLA en prison ont abusivement joui de sa présence au poste de directeur de cabinet du président de la République. Jamais la presse, témoin de l’histoire de notre pays, ne reniera le caractère humain et naïf de Brice Laccruche Alihanga. Nul doute que les révélations faites par Patrichi Tanasa constituent des pets de lapin devant l’étendue des dossiers compromettants connus et détenus par BLA. Allô Élodie Meryanne…

(5) Quand il a été décidé de décapiter tous ceux qui constituaient la garde politique et militaire d’Ali Bongo Ondimba, les acteurs à la manœuvre n’ont pas mesuré l’ampleur des dégâts qu’ils occasionnaient. Tout aujourd’hui montre qu’ils ignoraient l’étendue des responsabilités ou des missions des uns et des autres autour du Président de la République. D’ailleurs, tous les scandales financiers et autres qui salissent la République et ses nouveaux décideurs sont la preuve que le pouvoir établi avec Ali Bongo Ondimba vit une agonie terrible. Disons ses derniers mois de vie.

Dans quel pays au monde, la femme du Président de la République a autant été salie par une affaire financière aussi sulfureusealors que son époux est encore au pouvoir ? Si certains ne mesurent pas la gravité de cette situation, c’est qu’Ali Bongo Ondimba a déjà perdu le pouvoir. Où en sommes nous avec les promesses du candidat du Parti Démocratique Gabonais (PDG) après quatorze ans de pouvoir?

La nouvelle monture de la fameuse Marina, devenue en cours de route « Baie des rois » pour finir en « Promenade des rois » est la preuve qu’il n’y a plus rien à attendre des mystificateurs hors série au sommet de l’État. Quid du bilan humain et matériel qui devrait servir d’arguments aux populations qui ont déjà manifestées leur divorce avec le pouvoir au sommet via le mouvement pacifique mais bruyant dénommé « Mouvement des casseroles?

Quelséluspourraient soutenir des individus capables de les sanctionner parce qu’ils auraient librement refusé de voter contrela dépénalisation de l’homosexualité au Gabon ? À ce sujet, Jessy Ella Ekoga gagnerait à savoir que le 25 juin 2020, le magazine panafricain Jeune Afrique qui accompagne très souvent la communication de la présidence de la République du Gabon titrait « Au Gabon, l’adoption de la loi dépénalisant l’homosexualité divise».

On pouvait lire dans le texte dévelopéces mots clairs « c’est une victoire pour les partisans de la dépénalisation de l’homosexualité, au premier rang desquels milite la première dame, Sylvia Bongo Ondimba… ». Par conséquent quand les sbires de Jessy Ella Ekoga caricaturent le combat de l’épouse du président de la République, on se demande quel message veut-il faire passer.

Quels militantsdu PDG ou citoyens pourraient se battre pour des gens ingrats qui ne respectent personne, pas même la République et les états de service de ceux, grâce à qui ils tutoient encore le sommet de l’État ? Où sont les chevaliers de Ryad ? En exil diplomatique. Où sont ceux qui, au plus profond de la crise de Ryad, ont accompagné l’État critique du président de la République ? En prison. À chacun de se faire une opinion précise sur les personnages en imposture mais hélas, démystifiés.

Aujourd’hui le PDG n’est plus que l’ombre de lui-même à moins d’un an de l’élection présidentielle. Ali Bongo Ondimba connaissait-il le nouveau Secrétaire général du parti avant sa nomination ?  La réponse est non. Quelle est la légitimité du nouveau Bureau exécutif du parti ?  Quasimentnulle. Dans un discours à la Nation qui exige solennité et non légèreté, Ali Bongo Ondimba que nous connaissons pouvait-il reprendre en pareille circonstance, une anecdote, fut-elle racontée par son père ? La réponse est non. Ali Bongo Ondimba pouvait-il s’offrir en spectacle comme cela fut le cas lors de lavisite de quelques mètres de pavés posés dans un quartier de Libreville ? La réponse est non. Ali Bongo Ondimba qui, selon Jessy Ella Ekoga, serait la personne la mieux renseignée du pays, pouvait-il accepter que la dignité et l’honneur de son épouse soient autant décapités par des révélations nauséabondes faites par Patrichi Tanasa ?  La réponse est non. Alors…

Au lieu de plancher très sérieusement sur la situation qui les accable, au moment où le challenger de la majorité en 2016 est fortementfragilisé par la maladie, ils s’enfoncent dans des attitudes inexplicables et irresponsables.

Les états de service des uns et des autres en faveur d’Ali Bongo sont publics. Ne peuvent les ignorer que ceux qui sont de mauvaise foi ou qui découvrent le Gabon.Ceux qui squattent le palais présidentiel aux différents postes, ceux qui sont au gouvernement sans aucun état de service en faveur du maintien d’Ali Bongo Ondimba à la présidence de la République, ceux qui infestent la haute administration alors qu’ils n’ont aucun mérite, peuvent-ils nous dire comment ils comptent soutenir le Président de la République, fragilisé par la maladie, en 2023 ?

Autrement dit, sans faire offense aux compétences de Théophile Ogandaga, peut-on nous dire qu’elle fut sa proximité avec Ali Bongoavant son AVC et ce qu’il avait réalisé pour l’aider à se maintenir sur le fauteuil présidentiel ?  Mohamed Océni peut-il nous décliner son profil académique et nous livrer son expérience professionnelle qui justifieraient son statut de directeur de cabinet du président de la République en charge de centaines de milliards francs CFA ? Jean Yves Teale qui avait refusé de lire le communiqué annonçant la situation sanitaire grave maisaménagée du chef de l’État mérite t-il le poste de secrétaire général de la présidence de la République quand Ike Ngouoni qui avait accepté de faire ce boulot difficile se retrouve en prison ?

Au gouvernement, quel est le mérite d’Édith Cresson qui peine à s’exprimer correctement et n’a joué aucun rôle particulier pendant la campagne de 2016 ? Vincent de Paul Massassa, l’actuel ministre du pétrole, vient d’être cité au tribunal par Patrichi Tanasa qui affirme lui avoir donné près de cinq cent millions de francs CFA. On se souvient qu’il avait déjà été cité dans une affaire de tentative de corruption du premier ministre. Le maintenir au gouvernementcorrespond à quelle cohérence avec le discours à la Nation du chef de l’État ? La ministre de la justice peut-elle dire aux cadres du PDG ce qu’elle a déjà fait pour bénéficier d’une telle situation sociale enviable et confortable?

Autant de choses qui devraient amener Jessy Ella Ekoga à savoir qu’il n’est pas qualifié pour le job qu’il occupe. Il existe parce que Sylvia Bongo Ondimba le veut et on comprend mieux pourquoi avec les déclarations de Patrichi Tanasa. Grâceaux tracts en sa faveur qui circulent sur les réseaux sociaux, affichant mauvaise éducation et formation académique approximative, le porte-parole de la présidence de la République laisse comprendre que dans les « un milliard trois cent millions de francs CFA » libérés par l’ancien directeur général de la Gabon Oil Company (GOC), il n’a rien perçu. Que l’épouse du président de la République s’explique alors.

Les éléments de langage figurants dans les tracts en balade sont tellement éloquents pour qui sait analyser les discours qu’ils accusent. En effet, Jessy Ella Ekoga ne nie pas avoir convoyé des fonds au profit de l’épouse du président de la République mais refuse qu’on dise qu’il a investi avec l’argent de Patrichi Tanasa. C’est dire. On savait tous que la vente des pièces détachées des humains pouvait rendre riche mais de là à permettre à des clitoris de faire pousser des immeubles de près de dix étages, qu’on nous explique l’alchimie. Le montant des primes à la présidence de la République est public. Que Jessy Ella Ekoga s’explique…

Par Télesphore Obame Ngomo, Président de l’OPAM

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