L’Afrique Centrale à la pointe de la stratégie contre le Covid-19.

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Le ministre de la Santé du Gabon, Max Limoukou (au centre)

Alors que l’Organisation Mondiale de la Santé a annoncé la montée en puissance de la pandémie du Covid-19 en Afrique, les pays membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) pourraient avoir un rôle à jouer. C’est le message martelé par les ministres de la Santé de la CEEAC réunis par visioconférence le 24 juin 2020 dans le cadre de l’adoption de la Stratégie régionale de riposte contre le Covid-19 en Afrique Centrale. Alors que le confinement devrait se prolonger encore plusieurs semaines.

Dans cette course contre le Coronavirus, les pays de la CEEAC se sont mis en ordre de marche et sont en capacité de réaliser cette stratégie. Les équipes font preuve d’un engagement et d’une responsabilité exemplaires, car les personnels de Santé sont en première ligne des acteurs publics, en tant que garants de la sécurité sanitaire dans cette période de crise majeure. Ils sont en ordre de marche et mobilisés pour maintenir les activités urgentes et indispensables pour lutter contre le Covid-19.

D’ailleurs, le ministre de la Santé du Gabon, Max Limoukou a fait une déclaration saisissante et pleine de pondération : « La pandémie nous a révélé une fois de plus, la nécessité de développer une industrie pharmaceutique régionale performante afin de réduire notre indépendance vis-à-vis des importations des médicaments essentiels. Il n’est un secret pour personne que nous importons la quasi- totalité des médicaments et produits pharmaceutiques donc populations ont besoin en dehors de notre espace communautaire. Nous ne pouvons continuer à entretenir un tel niveau de  dépendances vis-à-vis de l’extérieur, nous devons construire une marge d’autonomie stratégique dans le domaine de la santé». Il faut donc réorienter d’urgence et dans l’intérêt général l’appareil économique pour soutenir l’effort des pays de la CEEAC. En temps de guerre sanitaire, il faut réorienter d’urgence et dans l’intérêt général les équipes en première ligne.

Les pays disposent des équipes, des compétences et des matériels pour effectuer un travail de qualité. Ses appareils sont « ouverts » et permettent ainsi d’utiliser des réactifs non dépendants du seul fournisseur de matériel et d’être ainsi moins sensible à la pénurie de réactifs. La volonté des ministres de la CEEAC est de travailler main dans la main. Car les équipes en première ligne ne comprendraient pas que tous les moyens disponibles, n’aient pas été mis en œuvre par l’État pour augmenter le nombre de tests afin de préserver leur santé.

Les pays de la CEEAC ne sont pas à l’heure actuelle parmi les plus touchées, il ne leur reste plus qu’à optimiser leurs moyens de lutte, dans les plus brefs délais.

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