La maltraitance infantile au Gabon, un phénomène qui contraste avec son hospitalité légendaire.

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Prison centrale de Port-Gentil

La maltraitance envers les enfants est un problème de santé notable au Gabon. Les enfants violentés et négligés sont à risque très élevé de développer des problèmes sociaux, affectifs et cognitifs à long terme.

Dans la situation de dame Glwadyss Arimba Wora qui a ébouillantée les mains de sa fille de 12 ans à Port-Gentil, la maltraitance, aurait pu être détectée si l’on avait rapproché plusieurs signaux d’alerte visibles pour enrayer le phénomène et mieux lutter contre la maltraitance d’enfants par leurs parents ou leur proche famille. Car, la maltraitance des enfants, soit la violence sous toutes ses formes, peut causer de graves préjudices à leur développement, avec des répercussions à long terme.

Glwadyss Arimba entendait corriger sa fille parce qu’elle a « trouvé la maison dans le désordre, ma fille n’ayant pas fait le boulot du soir ». Beaucoup de parents en arrivent à malmener, maltraiter un enfant parce qu’il n’est pas sage, parce qu’il est colérique, parce qu’il n’a pas obéi. L’enfant est convaincu qu’il reçoit des coups par sa faute. Aussi, la honte est une arme extrêmement redoutable pour tuer l’enfant psychiquement et l’empêcher de parler. Le fameux adage selon lequel l’éducation est une affaire privée participe également à forger un sentiment de toute-puissance chez les parents.

Il faut en finir avec les justifications morales, religieuses, éducatives des châtiments corporels. Ce n’est pas à un enfant maltraité de solliciter de l’aide : il ne le peut pas. C’est à la société de les protéger, de les repérer, de les prendre en charge.

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