Guillaume Soro : En vers et contre tous !

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L'opposant ivoirien Guillaume Soro

L’opposant ivoirien et leader de Générations et peuples solidaires (GPS), Guillaume Soro a indiqué qu’il comptait maintenir sa candidature à la présidentielle ivoirienne en dépit du mandat d’arrêt lancé contre lui en décembre 2019 pour insurrection civile et militaire en vue de s’emparer du pouvoir. Réfutant la thèse de la justice ivoirienne sur une quelconque opération de déstabilisation, basée sur un enregistrement de 2017, celui qui fut tour à tour premier ministre puis président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, est passible de la prison à perpétuité.

Guillaume Soro n’entend pas se laisser empêcher d’être candidat à l’élection présidentielle ivoirienne du 31 octobre prochain. L’opposant ivoirien a déclaré, mardi 28 janvier 2020, qu’il maintenait sa candidature malgré en dépit du mandat d’arrêt lancé contre lui par la justice ivoirienne.

L’ancien chef rebelle et ex-Premier ministre, soupçonné d’avoir voulu commettre un coup d’Etat, est visé par un mandat d’arrêt alors qu’il était sur le point de regagner la Côte d’Ivoire, après six mois à l’étranger.

L’ancien Premier ministre a qualifié ce mandat d’arrêt de fantasque, illégal et purement opportuniste, et assuré qu’il ne céderait pas au chantage. Cette cabale ne détournera pas l’histoire de son cours inévitable, a-t-il martelé, en assurant que les Ivoiriens souhaitaient le changement, c’est incontestable.

Pour rappel, Guillaume Soro, est en exil à Paris depuis le 23 décembre dernier, le jour où son jet privé, sur le point d’atterrir à Abidjan, fut dérouté sur Accra.

Pour ce faire, il annonce son intention de saisir d’une part le procureur de Paris dans l’affaire de l’enregistrement et, d’autre part, la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) et la Cour africaine des droits de l’homme ainsi que le groupe de travail de l’ONU sur sa détention arbitraire.

Candidat aux présidentielles d’octobre 2020, Guillaume Soro a évoqué un regroupement de l’opposition en cas d’un éventuel second tour. Henri Konan Bedié, ancien président de Côte d’Ivoire et lui, ont un accord. Si monsieur Soro est au second tour, monsieur Konan Bedie le soutiendra et vice-versa.

Pour Guillaume Soro, le pouvoir actuel ivoirien est aux abois, et les symptômes d’une dérive autocratique s’accumulent: intimidations, arrestations arbitraires et torture, bâillonnement de l’opposition et soumission de la justice au pouvoir exécutif. Dix ans après la crise de 2010-2011 qui a fait 3.000 morts, le scrutin présidentiel ivoirien prévu en octobre s’annonce tendu.

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