Gabon / Projet de loi sur la santé sexuelle : encore un futur feu de paille ?

La question  mérite son pesant d’or, au regard de l’exécution et le respect des différentes lois adoptées par les parlementaires au Gabon.

En effet, l’honorable Angélique Ngoma propose une loi susceptible de lever les obstacles que rencontre la jeune femme face à sa santé sexuelle et reproductive. On entend par santé reproductive, le bien être général tant physique que mental et social de la personne humaine pour tout ce qui concerne l’appareil génital, ses fonctions et son fonctionnement et non pas seulement de maladie. C’est dans cette optique que l’honorable Angélique Ngoma a présenté dernièrement  au Sénat, une loi qui vient en appui aux structures pédagogiques et aux jeunes filles.

En proposant une nouvelle loi au Sénat sur la santé sexuelle et reproductive, la native de la Nyanga vise à transmettre à la jeune fille  les connaissances qui lui permettront de mieux connaître ses devoirs et ses droits face à sa sexualité. Cette loi vient donc déterminer la conduite en société et donc, les interactions sexuelles entre humains dans la mesure où celles-ci ont des conséquences dans la vie.

L’acte de projet de loi est  salutaire, mais malheureusement l’histoire nous apprend que la négligence devient une pratique presque courante au Gabon. Combien de lois, de décisions gouvernementales et même présidentielles ont été prises en vue de pallier aux problèmes des gabonais, ensuite ranger dans les tiroirs ? L’on en veut pour preuve, la décision du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba et son épouse sur la prise en charge des jeunes filles gabonaises enceintes, assurées CNAMGS.   Que  dire de la remise des  kits d’accouchement à ces dernières et de leur gratuité ? Combien d’entre elles peuvent se vanter d’avoir reçu entièrement ce don du chef de l’Etat ? C’est un secret de polichinelle d’affirmer qu’il faut désormais avoir une relation au sein des structures sanitaires pour bénéficier desdits services.

Conséquence donc, les Gabonais n’ont  plus confiance, quand d’autres estiment que c’est de la politique. Pourtant, la santé sexuelle et reproductive est une affaire de tous. Le risque que cette loi aboutisse serait mince. Car, beaucoup de personnes  malhonnêtes servent d’intermédiaires entre les décideurs de la loi et les bénéficiaires.

Ikoundi Nguema

Journaliste

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