Gabon/OPAM : Une rentrée solennelle sous le signe de l’entreprise et des droits des journalistes.

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Le président de l’OPAM, Télesphore Obame Ngomo lors de son allocution

Lundi 2 mai, l’Organisation patronale des médias (OPAM) conviait ses pairs à sa traditionnelle rentrée solennelle. Une rentrée qui s’est déroulée exceptionnellement sur le prisme de la reconquête de la corporation. Cette première, s’est tenue à Libreville. Autre temps fort proposé par le président de l’OPAM, Télesphore Obame Ngomo la promesse d’organiser les états généraux de la presse.

Cette rentrée solennelle de l’OPAM a fédéré l’ensemble de la corporation, et son président Telesphore Obame a rappelé que le rôle d’une presse libre est aussi d’enquêter sur les figures du pouvoir et notamment le gouvernement. Elle doit poser les questions sensibles et tenter de révéler les faits, indépendamment des conséquences sur le plan politique. Si le Gabon a véritablement une presse libre, cela revient à dire que ses médias et autres formes de publications, ainsi que ses citoyens, ont le droit de communiquer des informations sans être influencé ou contrôlé par l’État ou d’autres formes de pouvoir et sans craindre des représailles de la part de ces derniers.

Télésphore Obame Ngomo a révélé que l’exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l’intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l’ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d’autrui, pour empêcher la divulgation d’informations confidentielles ou pour garantir l’autorité et l’impartialité du pouvoir judiciaire.

Aussi, le président de l’OPAM émet le vœu que des lois soient par exemple adoptées en vue de réglementer le secteur de la publicité, afin de donner une chance aux médias indépendants et que la subvention allouée à la presse soit revalorisée à 500 millions de francs CFA voir 1 milliard.

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