Gabon : Ali Bongo perd la boussole et son comportement le prouve chaque jour un peu plus.

C’est effectivement un Président-adolescent capricieux, qui dirige le pays. En plus, Ali Bongo n’a pas eu le courage d’affronter en face les dirigeants du ‘’Copil citoyen’’. Il a préféré les insulter à distance.

Comme il fallait s’y attendre, le ‘’Copil citoyen’’ a servi de paratonnerre à la colère d’Ali. La réaction irrationnelle du chef de l’Etat n’était pas bien difficile à prévoir. Néanmoins, le ‘’Copil citoyen’’ ne doit pas être blâmé pour s’être mis dans cette position. C’est lui qui parmi les autres membres de la société civile a été le plus apte à parler directement aux tenants du pouvoir. Le ‘’Copil citoyen’’ s’est pour ainsi dire sacrifié pour tenter de faire passer un message aux populations. Regardons où en sont les Gabonais démunis, spoliés de leurs droits fondamentaux et élémentaires, dédaignés par un petit monarque qui joue avec ses petits soldats.

Il devient de plus en plus difficile d’appliquer une logique cohérente aux actions d’Ali Bongo. Comme il est malade, il ne suit pas les raisonnements politiques, économiques ou sociaux des analystes, fonctionnaires. La supposée logique de ses actions est toujours reconstituée après coup, dans de  tortueuses explications qui en fait n’ont aucune rationalité véritable. Bien-sûr, puisqu’Ali Bongo est malade et qu’il délire. Tout est permis puisque c’est ainsi qu’il ne s’est pas développé normalement. Rien n’est normal dans la gestion de l’Etat par un Ali Bongo empreint de séquelles post traumatiques l’empêchant de gouverner un pays.

Il ne faut pas négliger cette déception. Ali Bongo reste en souffrance dans un désir idéal. « Devient président qui le peut » cet adage révèle que l’éminente fonction de Président de la République est désormais dangereuses pour Ali Bongo qui ne peut plus l’assumer. Qui pourra dire que c’est faux ?

Paul Essonne

Journaliste

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