Lors d’un point de presse tenu le 19 mai 2026 au quartier Likouala à Libreville, le président de l’Association Sportive Dikaki Brice Madinda, a dénoncé ce qu’il qualifie de « dérives inacceptables » qui affectent actuellement le football gabonais.
Dans sa déclaration liminaire, le président du club, qui se présente également comme chef d’entreprise dans le secteur du BTP, a pointé du doigt certaines pratiques observées durant la période de mercato. Il déplore notamment le non-respect de l’éthique, le mépris des contrats et des actes de vandalisme sportif.
Selon lui, pendant que certains clubs respectent les règles et subissent des sanctions de l’Union Sportive Bitamoise ou de l’AS Dikaki elle-même, d’autres profitent de leur situation financière pour débaucher des joueurs des structures plus modestes.
Il accuse ces clubs d’orchestrer des démissions forcées et de piller des contrats professionnels, en contradiction avec les règlements de la Fédération Gabonaise de Football (Fégafoot) et de la FIFA sur la stabilité contractuelle.
Le président de l’AS Dikaki a également dénoncé la « complicité » de certains membres de l’Association Nationale des Footballeurs Professionnels du Gabon (ANFPG), censée protéger les joueurs.
Il cite le cas d’Ulrich Mbouka, ancien footballeur, qu’il accuse de participer à ce mouvement en rédigeant lui-même des lettres de démission pour des joueurs.
« Je dis NON à ces comportements qui maintiennent notre football dans l’amateurisme ! Je dis NON au turn-over éternel de footballeurs vieillissants qui bloquent l’avenir de notre sport », a-t-il déclaré, plaidant pour que la priorité soit donnée aux jeunes talents issus des établissements scolaires et des centres de formation.
En conclusion, il a appelé à un retour à la discipline et au respect des engagements contractuels pour permettre au football gabonais de se professionnaliser.

