Le directeur général d’Alogis, Olivier Nzue, et 24 personnes interpellées après une descente controversée sur un site à Port-Gentil, ont comparu le lundi 18 mai 2026 devant le tribunal de Port-Gentil. Le verdict sera rendu le 1er juin prochain.
L’affaire porte sur une opération menée sur le site occupé par les anciens employés de Satram-EGCA. Selon l’accusation, le DG d’Alogis serait arrivé depuis Libreville avec un groupe d’hommes vêtus de noir et cagoulés pour récupérer de force une barge et une drague revendiquées par son entreprise.
L’intervention a provoqué de vives tensions sur place. Dépassés, les agents de la brigade du port ont sollicité le procureur de la République pour constater les faits.
Lors de l’audience, le ministère public a requis cinq ans de prison dont trois ans ferme et une amende de 2 millions de FCFA contre le DG d’Alogis et son chef des moyens généraux. Pour les 24 autres prévenus, le parquet a requis trois ans d’emprisonnement dont deux ans ferme, assortis d’une amende de 200 000 FCFA.
La défense a plaidé des circonstances atténuantes et sollicité la clémence du tribunal. L’avocat des prévenus a même présenté des excuses au procureur et à la juridiction.
À l’issue des débats, le tribunal a mis l’affaire en délibéré. En attendant la décision, Olivier Nzue et les 24 personnes arrêtées ont été reconduits au Château.
L’affaire suscite de nombreuses réactions à Port-Gentil, où elle relance le débat sur les méthodes utilisées dans le conflit opposant Alogis aux anciens travailleurs de Satram-EGCA.
Photo : OMI

