Enlèvements d’enfants : Un « Centre de recherche et de prévention des enlèvements d’enfants » : La solution !

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Le petit Rinaldi Abagha

Les autorités devraient poursuivre en justice les auteurs d’enlèvements et de meurtres d’enfants dans le nord du pays. Maicha Ida Mete Abagha pleure son fils Rinaldi Abagha, enlevé par cinq suspects, dont un parent Arsène Lewis Bekui Ebang, dans le village d’Ebbé Aba, à 10 km de Bitam, sur la route de Bikondom, dans la province du Woleu Ntem. 

Le gouvernement devrait veiller à l’ouverture rapide ou au suivi d’enquêtes approfondies sur ce cas et à bien d’autres, ainsi qu’à l’engagement de poursuites judiciaires contre toute personne impliquée dans ces crimes. Dans presque tous les cas, la police a échoué à obtenir la libération de l’enfant. Certaines familles ont indiqué que la police n’avait pas agi promptement ou mené d’enquête adéquate, selon elles.

Le gouvernement doit examiner tous les cas d’enlèvements d’enfants, et à prendre les mesures appropriées pour empêcher ces crimes. En outre, que les bailleurs de fonds qui contribuent au financement de la police soulève ce problème auprès des autorités et à se renseigner sur l’avancée des enquêtes en cours.

L’Internet a changé la donne depuis l’enlèvement de Rinaldi Abagha le 12 janvier 2020, un petit garçon de 3 ans: si les réseaux sociaux en constante progression sont des outils qui aident à retracer les jeunes portés disparus, ils ouvrent aussi de terribles possibilités aux criminels qui s’en servent pour leurrer des enfants. Car le danger ne rôde plus seulement dans les parcs et les rues des villes, il se cache aussi derrière les écrans d’ordinateurs. Si les policiers en savent plus sur ce qui lui est arrivé, ils ne l’ont pas encore révélé au public.

Tout n’est pas sombre. Personne ne reste indifférent ou insensible devant un enlèvement d’enfant. L’internet et les médias sociaux peuvent aussi aider dans les cas de disparitions. Ils permettent de retracer des témoins sur Facebook, de voir où la personne se trouvait récemment, en raison des fonctions de géolocalisation de bon nombre d’activités sur ce site. Et l’on peut obtenir d’autres indices avec les téléphones cellulaires. C’est rapide. Tout le monde est sur Facebook et les statistiques démontrent que les gens vont aller voir Facebook plusieurs fois par jour.

Et l’internet permet de partager la nouvelle sur de nombreux sites en quelques clics et quelques secondes. Et puis, cela permet une diffusion plus rapide. Les médias sociaux peuvent ainsi mener à une bonne collaboration entre les citoyens et les policiers, un autre point positif.

Plus d’un mois après la disparition du petit Rinaldi Abagha, il serait judicieux de lancer un organisme à but non lucratif pour travailler à la prévention des enlèvements d’enfants non seulement dans la province du Woleu-Ntem mais aussi dans le reste du pays. Cet organisme aura pour nom « Centre de recherche et de prévention des enlèvements d’enfants » par exemple.

Ce nouveau centre sera ouvert aux suggestions d’autres organismes ou d’autres personnes intéressées à soumettre leurs idées en matière de prévention, d’intervention et de recherche pour les enfants. La prévention surtout, pour éviter de passer en mode rattrapage, car lorsqu’une disparition survient, il est déjà trop tard.

L’organisme sera pleinement indépendant. Pour ce faire, la population, tout comme les spécialistes et les entreprises sont invités à s’impliquer dans ce centre de recherche.

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