De l’intégrisme à la xénophobie : quelle place pour l’authenticité ?

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Nourries par toutes les frustrations, les souffrances, les inégalités et les déchirures que provoque notre société en crise, l’intégrisme ou la xénophobie, sous toutes ses formes, menacent le vivre ensemble au Gabon où les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de solidarité sont plus que jamais à cultiver. Ces concepts sont les instruments d’une domination économique et sociale insupportable qui  divise ceux qui devraient être unis permettant d’évacuer la responsabilité des politiques libérales et des grands groupes capitalistes.

Le Gabon pour tous, l’égalité, ça veut dire des politiques publiques qui investissent dans les quartiers, dans les territoires ruraux pour leur développement, qui se tournent vers la jeunesse pour lui offrir des débouchés en matière de formation et d’emploi, des politiques publiques qui restaurent l’égalité des droits des Gabonais sur tout le territoire en matière d’école, de logement, de santé, d’accès à la culture ; des politiques publiques dédiées à la relance du pouvoir d’achat, à la création d’emploi, à l’égalité femmes-hommes dans les actes.

Il y a donc urgence à faire reculer l’intégrisme et la xénophobie qui rabaissent, humilient, déshumanisent ; il y a urgence à ouvrir un débat national sur leur nature qui gangrènent la société pour mieux les combattre dans leur globalité sans les hiérarchiser ; il y urgence d’en finir avec toutes les discriminations en portant le combat pour le droit à l’égalité ; il y a urgence à retrouver le vrai sens du vivre ensemble.

Quoiqu’il en soit, entre la tendance axiologique et la tendance libérale, aucune ne peut décemment prétendre disposer de la solution idéale. En ces temps troublés, et en particulier de puis l’apparition du Covid-19 au Gabon en mars 2020, la censure peut d’ailleurs poursuivre des mobiles humanistes. Mais c’est précisément contre ce risque de perte des repères démocratiques qu’il importe de lutter. Or, dans ce défi de longue haleine qui dépasse la seule réflexion juridique, gageons et espérons que l’Etat en collaboration avec la société civile, contribueront à éclaircir et assainir la discussion. Et ce, en faisant de l’ouverture démocratique une force plutôt qu’une faiblesse.

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Rédacteur en Chef, Journaliste-Ecrivain, Sociétaire de la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédias), membre de la SGDL (Société des Gens De Lettres), membre du SFCC (Syndicat Français de la Critique de Cinéma), membre de l'UDEG (Union Des Écrivains Gabonais).

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