« Biographie militaire du colonel Djoue Dabany » par les ailes plus grandes que le nid.

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Feu colonel Djoue Dabany

C’est dans le village d’Obouo, dans nord-est du Haut-Ogooué, que Jean-Marie Djoué Dabany naît le 30 septembre 1948.

Il s’engage dans l’armée de terre le 5 septembre 1967 à l’âge de 19 ans.

Après sa formation initiale, il est affecté au détachement Sud à Mouila dans la province de la Ngounié avant d’intégrer le cursus d’élève officier à l’école de Bouaké en Côte d’Ivoire.

Il gagne ses galons de sous-lieutenant le 19 août 1968.

En 1969 il rejoint l’Ecole des Troupes Aéroportées (ETAP) de Pau, en France d’où il sort breveté en 1970.

De retour au Gabon il est nommé chef de section  des troupes aéroportées. Il  devient le premier militaire gabonais qualifié en saut avec ouverture automatique, spécialité dans laquelle il excelle rapidement.

Promu lieutenant le 10 mars 1970, il devient officier adjoint au commandement du 1er régiment interarmes.

Puis il est mis à la disposition du chef d’état-major pour la mise sur pieds d’un commando parachutiste.

Le 20 juin 1970 il prend le commandement de la compagnie parachutiste.

Le 9 juillet 1971, il passe capitaine.

Il est désigné par l’Etat-major des forces armées gabonaises en 1972 pour suivre le cours de perfectionnement des élèves officiers de Montpellier,  à l’issu duquel il est sélectionné pour rejoindre l’école d’état-major de Compiègne.

A son retour au Gabon, il devient chef d’état-major adjoint des forces terrestres et navales.

En 1974, Jean-Marie Djoué Dabany passe chef de bataillon (commandant).

Par décret du 31 janvier 1976, c’est avec le grade de lieutenant-colonel qu’il est nommé chef d’état-major des forces terrestres et navales. Son ami le commandant du Génie militaire Fabien Ntoutoume devient son adjoint.

Parallèlement à son évolution de carrière, le lieutenant-colonel Djoué Dabany met en place une équipe sportive militaire parachutiste avec le commandant Oyini et le lieutenant Biyogho, avec lesquels il participe à plusieurs championnats internationaux. C’est à l’occasion des championnats du monde de 1975 qu’ils font la connaissance d’Henri Deba, médaillé d’or. En fin de contrat avec l’armée française, celui-ci est recruté pour sélectionner et entrainer neufs parachutistes gabonais afin de participer aux futures épreuves internationales, notamment le critérium en Argentine et les championnats du monde prévus en Yougoslavie en 1978.

L’équipe s’entraine très régulièrement avec pour plateforme de saut un hélicoptère Puma de l’armée de l’air gabonaise mis en œuvre par un équipage de coopérants français.

C’est dans ce contexte qu’une semaine d’entrainement intensif à Franceville est décidée à compter du 20 février 1978.

Le lieutenant Biyogho et le commandant Oyini sont déjà sur place lorsque le reste de l’équipe prend place à bord du Puma pour les rejoindre. L’hélicoptère n’arrivera jamais à destination et sera officiellement porté disparu sans aucune trace ni de l’appareil ni de ses occupants.

A ce jour la thèse de la disparition reste fallacieuse, la piste d’un détournement d l’hélicoptère,  de l’élimination du colonel et des militaires sur fond de règlements de comptes politiques et familiaux étant la plus probable.

Jean-Marie Djoue Dabany est promu colonel à titre posthume le 1er juillet 1979. Il est, déclaré mort en service commandé et rayé des contrôles de l’armée le 24 avril 1985.

Les ailes plus grandes que le nid

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