Concernant le délit de dot au Gabon, le Pr Guy Rossatanga-Rignault s’exprime en ces mots.

Pour être tout à fait clair. Elle dit vrai quand elle rappelle qu’une loi a été votée sous Léon Mba pour interdire la dot. C’était en 1963. Nous sommes en 2022. Presque 60 ans après. 

Cette loi n’a jamais été appliquée par personne.  Ni par le makaya,  ni par le ponte. Ni par le maçon de socoba,  ni par le magistrat. Ni par les députés ni par les présidents de la République successifs, à commencer par Léon Mba lui même

J’ai vu Omar Bongo payer les dots de ses fils. Comme j’ai vu le même Omar payer la dot à  Sassou. Certes, cette loi n’a jamais été formellement abrogée.  Mais il y a un principe de droit qui s’appelle la désuétude.  Une loi que personne n’applique meurt d’elle même.

Or personne n’a jamais appliqué cette loi. Pourquoi ? Tout simplement parce que c’était une MAUVAISE LOI.

La loi est faite pour régler des problèmes.  Pas pour en créer. Or cette loi créait des problèmes sociaux inutiles au lieu d’en résoudre. C’est la preuve directe que c’est une mauvaise loi.

Une loi doit être faite pour régler les problèmes de sa société,  pas pour plaire aux autres.  Et quand on fait une loi pour plaire aux autres ( les Occidentaux, notamment), eh bien la société refuse de l’appliquer. Et c’est ce qui est arrivé à cette loi de 1963.

Il faudrait construire 100 prisons supplémentaires pour punir ceux qui ont violé et continuent de violer allègrement cette loi. Notamment en ce samedi. Du reste,  je me dirige à  un mariage coutumier qui va se conclure par le paiement de la dot.

Au passage,  le Doyen Daphtone Lekebe peut nous partager l’expérience congolaise vu que le Congo a fait l’exact inverse de nous en matière de mariage coutumier.

Je connais bien ( sinon trop bien) cette dame. Je peux en parler toute la journée. Seule la charité chrétienne m’en empêche.

C’est l’une de mes premières étudiantes à la fac de droit de l’UOB. Elle a été procureur de la République de Libreville.

Le procureur est le maître des poursuites pénales.

Pendant son mandat de procureur,  il y a eu comme hier et aujourd’hui des centaines de mariages coutumiers par week-end et donc des dots payés.  Qui l’a empêché de faire arrêter ceux qui violaient cette loi? Personne, elle en avait le pouvoir.

Conclusion : le pays s’ennuie.  Chacun y va de son antidote à l’ennui.



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Obone Flore

Journaliste

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