Une culture derrière nous, la culture des Peuls :

Dans nos articles, on parlera de la culture dans sa définition la plus impropre : une culture sociétale ou plus précisemment un espace culturel et ethnique.

Avec 7joursinfo on ne peut parler d’alphabétisation sans parler des peuples. Nos articles seront sur une culture derrière nous. Un sourire effacé par l’histoire, une ethnie, un savoir. Un aspect sociétale et traditionnel d’une culture effacé par la modernisation.

On parle aujourd’hui de l’ethnie ouest africaine : les Peuls

On les appelle également Foulbé et Fulani, les peuls sont vraisemblablement issus des populations qui habitaient le Sahara.

Les premières familles peules arrivèrent au Burkina Faso à la fin du 14ème siècle. Nomades et éleveurs de bovins, une grande partie a été islamisée (peuls noirs) et d’autres ont maintenu leur mode de vie traditionnel (peuls rouges).

Le fulfuldé est la langue parlée des peuls. Les peuls sont fortement islamisés ce qui fait que les rites ou fêtes traditionnelles sont inconnus.

Mots en fulfuldé.

Guèlli/guèmboili : bonjour.

Fofo : soyez les bienvenus.

Warga : viens ici.

Podèllipom : mon enfant.

Dècko : habitat.

Au Burkina les peuls vivent en bonne intelligence avec les peuples sédentaires. On les rencontre surtout dans le Nord, dans la région du sahel où ils forment la principale ethnie de la région.

Le bétail est leur seule richesse et ils gardent aussi des cheptels d’animaux appartenant aux Touareg. Les Peuls se distinguent aisément des autres peuples autochtones par leur démarche nonchalante et imperturbable le long des routes et des pistes du pays, qu’ils parcourent accompagnés de leurs troupeaux, et par leur costume appelé bolare, une vaste tunique brune.

Ils sont souvent coiffés d’un chapeau conique en paille et portent un bâton sur l’épaule.

Les femmes peules sont réputées pour leur beauté et leurs parures. Les jeunes filles portent souvent des colliers frontaux faits avec des perles et des pièces d’argent trouées. La société peule est une société à classe ; d’un coté les nobles et de l’autre les serviteurs.

La case peul est formée d’une charpente en bois recouverte de natte (séko). On rencontre principalement deux types de constructions : des cases assez basses (il faut se baisser pour rentrer) dont le pourtour, composé de nattes est indépendant du toit en paille tressé qui déborde sur les côtés.

On a aussi des cases d’une hauteur de 4 à 5m en forme de dôme, faites entièrement de séko superposés et joliment décorés. Le village peul est constitué de concessions de plusieurs cases ouvertes sur un espace commun qui n’est pas clôturé. Les animaux sont parqués dans des enclos un peu à l’écart des habitations. A derrière nous la culture peul, dans notre prochain article on suivera une nouvelle ethnie burkinabè.

A bientôt sur 7joursinfo…

Jacky Bayili (jackybayili@gmail.com)

Ecrivain L’harmattan editions

Chargé de communication de l’association culture et partage.

www.cultureetpartage.com

Paul Essonne

Journaliste

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