Synthèse du rapport de 100 jours du CTRI au pouvoir

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Une vue de quelques membres du CTRI durant leur déclaration
Dans cette synthèse il est important de revenir sur le contexte. Avant le 30 août 2023, la population gabonaise vivait dans une grande pauvreté, avec un fort sentiment de dépit et de haine envers le pouvoir PDG sortant. Il y avait une détermination à s’opposer au pouvoir en place et à en découdre avec lui, en raison d’un avenir obscurci et de nombreuses élections truquées.
Les prisonniers politiques et le détournement des deniers publics étaient monnaie courante, ce qui contribuait à une mauvaise gouvernance. L’arrogance des tenants du pouvoir était également un facteur aggravant.
Lors de la proclamation de faux résultats électoraux dans la nuit du 30 août, la population était prête à se confronter à la garde républicaine et aux forces de sécurité même au prix de vies perdues.
Finalement, le chef de la garde républicaine, avec le soutien des autres forces de défense et de sécurité, a pris la décision patriotique de renverser le dictateur au pouvoir. Ce coup d’État a été accueilli avec enthousiasme et euphorie par la population et est qualifié de coup de libération par le Chef de la Transition.
Trois mois après, quel jugement peut-on porter sur les actions du Comité de  Transition et de Restauration des Institutions face aux attentes des populations?
Avant de publier les recommandations de cette évaluation, il faut souligner que c’est une évaluation exalté qui intervient avant la mise en œuvre des actions et des projets du CTRI, au moment de leur conception.
Nous allons vérifier l’adéquation des objectifs par rapport aux besoins, enjeux ou problèmes à résoudre. Pour cela, nous avons mesuré si les objectifs des actions annoncées correspondent bien aux attentes des bénéficiaires et aux besoins du territoire gabonais.
Il convenait enfin de vérifier que la pertinence de la mise en œuvre des  projets du CTRI était motivée.
Cette pertinence doit d’ailleurs être évaluée tout au long du cycle de chaque projet.
Dans l’hypothèse où des changements se produiraient tant au niveau des problèmes initialement identifiés, que du contexte (physique, politique, économique, social, environnemental ou institutionnel), une mise au point ou une nouvelle orientation devrait être donnée. La pertinence concerne donc l’adéquation du projet avec les problèmes à résoudre à deux moments donnés : lors de sa conception et lors de son évaluation.
Nous avons opéré le choix des éléments, ou questions évaluatives, à prendre en compte pour juger l’action du CTRI et des autres institutions de Transition. Les éléments sur lesquels porteront cette évaluation sont les suivants : Le respect des droits de l’homme; la stabilité et la sécurité; la gouvernance et la transparence; l’inclusion et la planification.
Il est à retenir enfin, que nous avons observé que les décisions des actions à entreprendre émanent de deux organes: les décisions numérotées du Chef de la Transition Président de la République, Chef de l’État, le Général de Brigade Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, lues par le Colonel Ulrich Mamfoumbi, porte-parole du CTRI, et les décisions du Conseil des Ministres.
Cela nécessitant une clarification.
La suite dans le prochain Texto.PETIT-LAMBERT OVONO ÉVALUATEUR CERTIFIÉ DES POLITIQUES PUBLIQUES PRÉSIDENT DE SOGEVAL

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