Que va-t-on retenir du conclave de l’institution judiciaire

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Palais de justice de Libreville.
Les journées consacrées à la réflexion sur le fonctionnement de l’institution judiciaire du Gabon vont se clôturer aujourd’hui par une série de résolutions, de promesses, et de discours.
Mais toutes ces promesses et résolutions seront-elles respectées?
Cela pose la question générale du comment résoudre la problématique d’une institution qui ne respecte pas la parole donnée et ne réalise pas ses promesses.
Pour y répondre, on peut suggérer qu’il est essentiel de mettre en place des mécanismes de responsabilité et de transparence. Cela pourrait inclure la mise en place de mesures de contrôle et de suivi pour s’assurer que les promesses et annonces sont effectivement mises en œuvre.
Il est également important d’encourager la participation citoyenne et la société civile pour surveiller les actions du pouvoir judiciaire et faire pression pour leur mise en œuvre. Un système de reddition de comptes et de sanctions pour les responsables qui ne respectent pas leurs engagements pourrait également être mis en place.
Enfin, il est crucial de promouvoir une culture de l’intégrité et de l’éthique au sein de la justice gabonaise et de la société en général, afin de garantir que les promesses faites soient tenues et que les actions annoncées soient effectivement réalisées.
Plus concrètement, des actions fortes comme la radiation des magistrats corrompus comme cela s’est fait dernièrement en RDC auraient pu convaincre les plus réticents sur la volonté de réforme de l’institution judiciaire gabonaise.
De plus, avec les enquêteurs du B2, il est facile de débusquer les magistrats véreux et de leur demander avec quelles ressources ils se sont bâtis des châteaux au regard de leurs salaires mensuels et de leurs fonds communs.
De même une petite enquête du B2 sur les dernières cuvées des magistrats sorties de l’école nationale de la magistrature ces dix dernières années peut facilement montrer que ces nouveaux magistrats ont été admis à l’ENM parce qu’ils sont fils ou parent d’un magistrat,  ces nouveaux ayant pour mission d’assurer les arrières de leurs parents au cas où ils seraient empêtrés dans les affaires.
Avec ces deux actions auxquelles il faut ajouter une enquête de moralité, la justice gabonaise pourrait retrouver sa crédibilité et sa confiance auprès des justiciables que nous sommes, et les magistrats retrouver leur Dignité.
Débattons sans passion.
Bon week-end.PETIT-LAMBERT OVONO ÉVALUATEUR CERTIFIÉ DES POLITIQUES PUBLIQUES PRÉSIDENT DE SOGEVAL

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