Projet Dignité: Muyissi Environnement facilite la contribution des communautés locales au Dialogue National

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L'ONG Muyissi Environnement sur le terrain

L’ONG Muyissi Environnement a lancé le projet DIGNITÉ en réponse à l’appel à contribution ouvert du 2 septembre par le premier ministre de la transition M Raymond Ndong Sima. L’appel à contribution, débuté le 2 septembre dernier, visait à recueillir les avis des Gabonais sur la situation actuelle du pays et à formuler des propositions de réformes. Le premier bilan de cet appel a démontré l’engagement actif des citoyens dans la construction d’un avenir démocratique.

 

L’appel à contribution a rencontré une participation significative de la population gabonaise. Au total, 17 245 contributions ont été déposées, dont 15 300 via le site internet MBOVA, et près de 4 500 sont allées directement au ministère de la Réforme des institutions.

 

Toutefois, face à l’absence de contributions des peuples autochtones et des communautés villageoises dépourvues d’internet, le Premier ministre Raymond Ndong Sima qui a généreusement accordé un délai supplémentaire de 30 jours, a souligné l’importance de garantir la représentation de tous les segments de la société.

 

L’ONG Muyissi Environnement avait pris la mesure des enjeux dudit appel en initiant le projet dignité afin de collecter les contributions en se déplaçant dans les villes et villages sélectionnés dans son périmètre d’action. Les ateliers participatifs organisés du 4 au 11 novembre ont permis de recueillir les constats et propositions des populations urbaines, péri-urbaines et rurales, notamment à Fougamou, Doubou, Mamiengué, Mandilou, Memba (route Lebamba – Mimongo), Mimongo, Mouila, Muyamba (route Lebamba – Mimongo) et Ndende (regroupant des délégations des villages de Fera et Nanga).

 

 

Les thèmes abordés lors de ces ateliers participatifs ont couvert les aspects institutionnels, économiques, sociaux, ainsi que des modalités pratiques pour assurer la représentation de tous. Les échanges ont été enregistrés, retranscrits, et les contributions ont été consolidées avant d’être transmises au ministère chargé de la réforme des institutions.

 

Les participants ont évalué la situation politique, judiciaire, économique, sociale et environnementale du pays, soulignant un sentiment général d’échec des pouvoirs publics et de fragilité sociale.

 

Sur le plan politique, les participants ont exprimé des préoccupations sur l’absence d’alternance politique, le manque d’indépendance de la justice et des élections contestées. Au niveau institutionnel, des réformes sont demandées pour rendre les institutions plus représentatives.

 

Sur le plan économique, les gouvernements successifs sont concernés pour leur incapacité à créer des emplois stables, lutter contre la vie chère et diversifier l’économie. Les communautés riveraines des plantations d’Olam Palm Gabon ont exprimé des inquiétudes sur les conditions de travail et l’impact environnemental de la multinationale.

 

Les 150 contributions enregistrées comprennent des propositions qui touchent plusieurs aspects, notamment la réforme politique, la lutte contre la corruption, la priorisation des secteurs primaires, la redistribution des richesses, et des réformes dans l’éducation, la santé et l’environnement. Les participants soutiennent la démarche du gouvernement de transition et appellent à des réformes avant le retour au pouvoir des civils.

 

Les communautés locales ont également exprimé leur soutien au processus en cours et soulignent l’importance de la transparence, de l’objectivité, et de la reddition des comptes tout au long du processus de réforme.

Muyissi Environnement (M.E.) est une ONG environnementale engagée depuis sa création en 2008 dans l’appui des communautés locales au Gabon en général et dans les régions du Centre Sud- Ouest en particulier. Dès 2010, elle s’est employée à appuyer les communautés autour des parcs nationaux dans la province de la Ngounié, en les accompagnant (via ses partenaires) dans leur constitution en association, afin de pouvoir bénéficier des retombées économiques de ces parcs.

 

En outre, l’ONG les a épaulées dans le développement d’activités génératrices de revenus (AGR) afin de favoriser leur autonomisation. Son rôle de précurseur dans la défense des droits des communautés et la protection de l’environnement dans cette région va connaître un regain en 2012 lorsque la multinationale Olam Palm s’est établie à Mouila pour développer les premières plantations de palmiers à huile. Dès lors, l’ONG s’est engagée aux côtés des communautés riveraines de ces plantations afin de les aider à lutter contre l’accaparement des terres rurales.

 

L’action de l’organisation est portée par une vision globale qui est celle de voir l’Homme vivre décemment d’une part, et, d’autre part, que cette vie se fasse en harmonie et en symbiose avec son environnement

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