L’indignation gagne le quartier SOGARÈS, dans le département de Bendjé, quatre jours après le décès de Guy Jacques Mboumba. Ce sexagénaire serait mort des suites d’une violente gifle assénée par un militaire le 1er mai dernier.
Les faits remontent au 1er mai dernier, vers 16 heures, au carrefour SOGARÈS. Trois militaires stationnaient à un coin du carrefour lorsque la victime s’est approchée, une bouteille de vin de palme sous l’aisselle.
Selon un témoin, l’échange a rapidement dégénéré : « J’ai seulement entendu un militaire dire au papa : “Arrête de parler avec moi.” Mais le papa a continué. C’est à ce moment que le militaire lui a donné une gifle. Il est tombé sur la nuque et s’est évanoui ».
Toujours selon ce témoin, « la victime est restée inconsciente quelques instants. Un militaire aurait alors ramené de l’eau pour le réveiller avant que les hommes en treillis ne quittent les lieux, laissant le sexagénaire « dans un état préoccupant », assis à même le sol, « la tête entre les genoux ».
Le grand-père de la victime, qui a observé la scène de loin, pensait que son petit-fils « avait encore trop bu, comme à son habitude ». « Je pensais qu’ils essayaient simplement de le réveiller », confie-t-il.
« Personne n’a osé intervenir face aux hommes en treillis », affirme un autre riverain qui dit avoir cherché de l’aide sans succès. Des tâches de sang étaient encore visibles sur place lundi 4 mai.
Ce n’est que vers 20 heures que des proches ont transporté Guy Jacques Mboumba à son domicile. « Sur le chemin, il vomissait du sang noir mêlé à des sécrétions », témoigne un volontaire. Conduit à l’hôpital vers 5 heures du matin, il a été déclaré mort à son arrivée.
Dans la chambre du défunt, des proches ont découvert des vêtements tachés de sang et des morceaux de papier hygiénique, signe d’une probable hémorragie survenue dans la nuit.
Si une gifle n’entraîne généralement pas la mort, « la violence du coup reçu, suivie de la chute de la victime sur la nuque, et l’absence d’une prise en charge médicale rapide, pourraient avoir contribué à l’aggravation de son état », estiment des riverains.
La teneur exacte de l’échange entre le militaire et le sexagénaire reste inconnue. Les habitants décrivent Guy Jacques Mboumba comme « un homme paisible qui ne cherchait pas les problèmes », malgré son penchant pour l’alcool.
À SOGARÈS, l’affaire ravive la colère. Les populations dénoncent un « abus d’autorité » qu’elles disent subir régulièrement de la part de militaires, notamment ceux en faction au stade Michel Essonghe.
Sur instructions du procureur de la République, une enquête a été ouverte. Elle a permis l’identification et l’interpellation des mises en cause, actuellement gardés à vue dans les cellules du B2.
La famille éplorée et les habitants de SOGARÈS attendent désormais que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
Source OMI.
Ne révise plus seul ! Accède à une 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐝'𝐞𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐏𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞-𝐂𝐡𝐢𝐦𝐢𝐞, 100% conformes au programme du Gabon. Bloqué sur un calcul ? 𝐇𝐲𝐬𝐨𝐩𝐞, ton Grand Frère IA, 𝐭𝐞 𝐠𝐮𝐢𝐝𝐞 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 vers la solution de chaque question.
𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞𝐝𝐮.𝐨𝐧𝐥𝐢𝐧𝐞

