Délinquance juvénile, stupéfiants, occupation anarchique de la voie publique, errance des malades mentaux… Face à des phénomènes qui pèsent sur le quotidien des habitants, la municipalité d’Owendo passe à l’offensive. L’édile Arnaud Sandri Nombo a rencontré le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Libreville, Dick Fabrice Bongou Mickolo, pour poser les bases d’un partenariat sécuritaire durable.
Le constat est partagé. Dans les écoles comme dans les quartiers, la délinquance juvénile progresse. La consommation de stupéfiants s’installe. Les trottoirs et les rues sont de plus en plus occupés de manière anarchique.
À cela s’ajoutent deux problématiques sociales fortes : la prise en charge des malades mentaux errants et la gestion des dépouilles de personnes indigentes ou non identifiées. Autant de signaux qui, mis bout à bout, dégradent progressivement le sentiment de sécurité dans la commune.
De cet échange, une ambition commune se dégage. La mairie d’Owendo et le parquet de la République veulent construire ensemble une réponse coordonnée, « forte et visible » consistant à bâtir un partenariat opérationnel durable.
Concrètement, il s’agira d’aligner les actions municipales de proximité avec les réponses judiciaires du parquet pour traiter ces problématiques à la racine, et non plus au coup par coup.
Pour Arnaud Sandri Nombo, la tranquillité publique ne se décrète pas. Elle se construit, avec l’autorité judiciaire.

