Noureddin Bongo à l’UOB : Daouda Mouguiama est-il encore Ministre de l’Enseignement Supérieur ?

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Le Ministre de l’Enseignement Supérieur, Daouda Mouguiama (à gauche) et le coordinateur des affaires présidentielles, Noureddin Bongo Valentin

C’est la question à laquelle tente de répondre les nombreux étudiants de l’Université Omar Bongo (UOB), qui ont échangé avec le coordinateur des affaires présidentielles, Noureddin Bongo Valentin, lors de sa visite au sein de ce temple du savoir. En l’absence du Ministre de tutelle, ce dernier est allé  vérifier l’avancement desdits travaux.

Le vendredi 21 mai, le coordinateur général des affaires présidentielles, Noureddin Bongo Valentin, a encore fait parler de lui,  à l’Université Omar Bongo de Libreville qui subit actuellement une cure de rénovation. Le rejeton d’Ali Bongo,  qui agit sans tenir compte de la hiérarchie  et du respect du fonctionnement de certaines institutions est allé montrer aux étudiants qu’il était l’homme par qui pouvait venir le changement de l’Université Omar Bongo. Mais aussi, qu’il était le mieux placé pour faire passer leurs messages au chef de l’Etat. Du coup, Daouda Mouguiama qui est chargé de l’enseignement supérieur passe aux yeux des étudiants pour un moindre que rien, un faire-valoir.

« Heureux d’avoir échangé avec des étudiants lors de ma visite à l’UOB. L’occasion de dialoguer sur leurs préoccupations, leurs souhaits et leurs espoirs pour l’avenir. Toujours très utile et instructif car c’est du terrain que germent les meilleures idées ! », a écrit sur son compte Twitter Noureddin Bongo.

D’un montant total de près de 5 milliards de francs CFA, la visite et l’inspection des travaux à l’UOB, par le coordinateur des affaires présidentielles, vise également à démontrer qu’il se soucie des problèmes de la  jeunesse gabonaise. Sauf que, le Gabon ce n’est pas la présidence de la République, son travail devrait se limiter à la présidence et s’il y a des visites à faire, ces dernières doivent être encadrées. La Constitution gabonaise ne connaît pas de coordinateur des affaires présidentielles, ou autre institution de ce genre, qui serait au-dessus du gouvernement.

Ossouka Raponda et son gouvernement devraient poser ce problème au chef de l’Etat, au lieu d’accepter que le rejeton d’Ali Bongo ternisse l’image du Gabon, par manque de connaissance du fonctionnement des institutions du pays.

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