L’Unité Neuro-Vasculaire du CHUL : une bonne nouvelle pour les victimes d’AVC en phase aigue au Gabon.

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Centre Hospitalier universitaire de Libreville.

La prise en charge de l’accident vasculaire cérébral (AVC) est une priorité de santé publique au Gabon. Les indicateurs s’inscrivent dans une démarche d’amélioration de la qualité pour les patients nécessitant une prise en charge médicale en urgence, une mise en œuvre rapide de la rééducation puis adaptée tout au long du parcours, et le traitement des facteurs de risque pour diminuer les récidives.

Aussi, le chef de service de neurologie du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville (CHUL), Pr Philomène Kouna Ndouongo, affirme que la nouvelle unité Neuro-Vasculaire permettra aux « patients victimes d’AVC ischémiques [mort du tissu cérébral] de moins de 4h30 mn de bénéficier de la thrombolyse qui consiste à injecter une substance capable de dissoudre le caillot qui bouche l’artère et cause l’ischémie ». Rappelons que l’AVC est une pathologie grave et à l’origine de nombreuses situations de handicap qui touche de préférence des personnes âgées de 70 ans en moyenne, mais 40 % surviennent chez des sujets plus jeunes encore en activité. Dans l’année qui suit un AVC, 1/3 des patients vont décéder, 1/3 garderont des séquelles définitives (paralysies, troubles de la parole…) et seulement 1/3 retrouveront leurs activités antérieures.

Par ailleurs, l’AVC ou « attaque » est causé par la perturbation brusque de la circulation sanguine d’une partie du cerveau. Environ 15 % de ces accidents sont dus à la rupture d’un vaisseau ou une malformation (hémorragie cérébrale) mais la majorité (85 %) correspond à l’occlusion d’une artère ou d’une veine, provoquant ce qu’on appelle un infarctus cérébral. Parfois cette occlusion peut être transitoire, les déficits neurologiques durant moins d’une heure, c’est ce qu’on appelle un accident ischémique transitoire (AIT). Ces AIT sont des situations à risque pour le cerveau, car ils sont souvent annonciateurs d’une occlusion définitive dans les heures ou jours qui suivent.

Une prise en charge très précoce peut éviter les complications et en limiter les séquelles. Il serait judicieux que le ministère de la Santé initie de nombreuses campagnes d’information sur les accidents vasculaires cérébraux (AVC) à destination du grand public. L’objectif étant d’informer la population sur les symptômes spécifiques des AVC.

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