Loi de règlement 2025 : Camélia Ntoutoume défend un taux d’exécution de 17,68% devant les députés

Dans le cadre de l’examen du projet de loi de règlement, gestion 2025, la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique a auditionné, le vendredi 9 octobre 2026, la Ministre d’État, Ministre de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, Camélia Ntoutoume Leclercq.

L’audition a porté sur le niveau d’exécution des crédits alloués à son département et sur les difficultés persistantes du système éducatif.

D’entrée, la Ministre d’État a souligné l’importance de cet exercice de contrôle parlementaire. « L’examen du projet de loi de règlement nous offre l’occasion de tirer les enseignements de l’exécution budgétaire de l’exercice 2025, d’identifier les difficultés rencontrées et de consolider nos acquis afin de mieux préparer les exercices à venir », a-t-elle déclaré.

Un budget exécuté à 17,68%

Au terme de l’exercice 2025, l’enveloppe budgétaire globale allouée au Ministère de l’Éducation nationale s’élevait à 255 754 686 768 FCFA. Selon les données présentées, les dépenses exécutées s’établissent à 45 232 830 768 FCFA, soit un taux d’exécution de 17,68%.

Ce taux a constitué le point de départ des échanges avec les parlementaires, qui ont orienté leurs questions sur les réalités du terrain.

L’honorable Alexandre Gilbert Awassi a attiré l’attention sur le déficit de nominations au sein du personnel enseignant, les difficultés de fonctionnement de certains établissements et le manque de tables-bancs. Tout en saluant les efforts ayant permis une rentrée scolaire sans grève, il a souligné la nécessité de poursuivre le dialogue social.

L’honorable Yannick Mefane a, pour sa part, évoqué la situation préoccupante des établissements en milieu rural, citant l’exemple de l’école de Ndjolé, confrontée selon lui à un manque de matériel et d’enseignants. « Quelle est la politique envisagée pour la réhabilitation de ces établissements et l’amélioration durable de leurs conditions de fonctionnement ? », a-t-il interrogé.

Les députés ont également soulevé la question de la formation des formateurs, des conditions de logement des enseignants affectés en province et de la répartition des tables-bancs.

Contraintes de trésorerie et lourdeurs administratives

En réponse, Camélia Ntoutoume Leclercq a indiqué avoir pris bonne note des observations. Elle a expliqué le taux d’exécution de 17,68% par des contraintes de trésorerie et par les lourdeurs liées aux procédures de passation des marchés publics, qui ont freiné l’exécution de certaines dépenses programmées.

Elle a toutefois assuré que plusieurs priorités avaient été préservées malgré ces contraintes : la continuité du service public de l’éducation, la gratuité des inscriptions scolaires, le paiement des vacations liées aux examens, l’extension des capacités d’accueil et la poursuite des réformes pédagogiques.

Au-delà des chiffres, cette audition a mis en lumière les attentes des parlementaires face aux défis structurels du secteur de l’éducation.





Assistant Edu Gabon

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