« Les Mokambois, une population oubliée et humiliée » affirme Sandrine NGUÉMÉBÉ ENDAMANE.

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Sandrine NGUÉMÉBÉ ENDAMANE, Vice-Président du PSD, enseignante de philosophie

Hier, nous avons fait le canton Elowa qui compte deux axes. Nous sommes dans le département de la Zadié dans l’Ogooué Ivindo. Nous avons passé la nuit à Ilahounènè en revenant d’Ekata (dernier village gabonais, à 9 km du Congo) après avoir été sur l’axe Demi pays. De grands villages remplis d’enfants. Les populations y sont très fécondes. Seulement, dans ces 10 villages parcourus (Malouma, Itchéla- Endounga, Nkoumbambéla, Malassa, Mbenza, Mékouma, Ntolo, Mendemba, Ilahounènè et Ekata) tout y manque. Tout. Je n’en croyais pas mes yeux. Non non non. C’est l’antiquité au 21ème siècle.

Absolument pas de route. Les 43 ponts répartis sur les deux axes du siège donnent du tournis à chaque traversée. Des risques énormes. Chaque pont méprise la vie. Risque d’un basculement ou projections dans les eaux profondes, des glissades dans l’herbe haute, des enlisements, dans la nuit la visibilité est nulle…

J’ai compté 43 ponts au total. Des ponts de fortune. Des ponts très archaïques et abimés: 25 sur l’axe Malouma et 18 autres sur l’axe Ékata (où les populations vivent encore dans des huttes, je dis bien huttes; des murs en ruine montés avec de la boue lisse séchée couverts (toiture) de feuilles de paille). J’en reviens pas toujours. C’est au Gabon. Ce sont des villages gabonais. Un spectacle à la fois bouleversant et révoltant.

Ce spectacle, au- delà de la politique, m’a meurtri profondément. Je pense à cette jeunesse, à tous ces enfants en haillon… Des images insoutenables.

Que leur propose l’équipe de campagne du candidat travesti, celui du PDG ? Insolence et arrogance  lorsque le PSD leur démontre l’urgence de la politique de la Provincialisation et le refus exclusif de l’aliénation, des intimidations, de l’assujettissement volontaire…

Misère. Pauvreté. Conditions de vie exécrables… Tous les récithèmes décrivant un niveau de développement à des années lumières des Lumières et se rapportant au champ lexical d’une vie sans vie, d’une vie d’occasion, des populations oubliées. Quelle véritable honte pour le Gabon qui a un sol et sous- sol immensément riches et qui oublie ses populations !

Où est le sérieux !

Plusieurs villages oubliés par l’Etat. Incroyable. Plusieurs populations humiliées par une misère ineffable, réduites à l’état primitif, sans eau potable, sans électricité, déconnectées du monde, sans rien. RIEN. Elles n’ont rien et n’ont même pas n’ont pas !

Allez à Ékata !

Allez à Ilahounènè !

Allez à Ntolo !

Allez à …. !

Allez voir ce que j’ai vu !

Vous comprendrez pourquoi on ne doit pas que vous évincer mais vous coller des baffes ! Même pas honte !

Le devoir moral de le dire.

Sandrine NGUÉMÉBÉ ENDAMANE depuis Mékambo

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