Les fêtes de Noël et du nouvel an, entre parenthèse cette année au Gabon.

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Noél et nouvel l'an avec quel budget au regard de la crise économique qui secoue le pays.

Que ce soit les préparatifs des fêtes de noël (la nativité du Christ) ou encore celles du nouvel l’an, le discours est pratiquement le même depuis quelques semaines chez la plupart des gabonais : « le budget est serré et l’avenir est pour le moment incertain… ». Des raisons qui ne font pas nécessairement l’affaire des commerçants qui se sont préparé en conséquence comme chaque année et qui craint de voir leur investissement tomber à l’eau.

Contrairement aux années précédentes au Gabon, les préparatifs en vue des festivités de fin d’année sont totalement au ralenti. A cette période en général, l’ensemble des commerces sont pris d’assaut par les populations enquêtent de décorations de tous genres pour sublimer leurs demeures et des cadeaux pour leurs progénitures. Force est de constater que quelques jours avant les fêtes, les magasins de jouets, les marchés et les supermarchés ne sont sillonnés et visités que par des curieux et certains parents.

Plus qu’une semaine avant Noël, et les commerçants commencent à désespérer de pouvoir écouler leurs marchandises. « On est déjà le 18 décembre, et c’est à peine si les clients s’arrêtent pour demander le prix des jouets. Comment voulez-vous que nous puissions faire un chiffre d’affaire correcte rien qu’en vendant des barbies et de petites voitures à compte-goutte ? », C’est lamenté le patron d’un magasin sis à petit Dubaï à Oloumi.

En effet, selon certains parents interrogés, la situation actuelle du pays serait à l’origine du manque d’intérêt accordé à ces fêtes de fin d’année. « Entre la crise économique que connait le Gabon, la rentrée scolaire, les mesures d’austérité mise en place par le gouvernement et la situation politique instable du pays, il est normale de faire attention à nos dépenses. Quel  parents serait aujourd’hui assez fou pour dépenser près de 30 ou 40 mille francs dans des jouets», a indiqué Serge Minko, fonctionnaire et père de quatre enfants.

Si certains magasins peinent certes à rentrer dans leurs fonds, ce n’est pas le cas de tous. Un magasin semble sortir du lot, en offrant aux populations des articles et produits à des prix défiants toutes concurrences (tous à 1000 F). Même avec de tel prix, il se pourrait que les fêtes de noël et du  nouvel an se passent dans le silence pour certaines familles cette année.    Le cœur selon certains parents n’est pas aux réjouissances.

 

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