Les femmes de théâtre décrient différentes formes de marginalisation.

Dans le cadre des célébrations de la Journée internationale de la femme et de la Journée nationale de la femme gabonaise, l’association « Paroles de femme » a organisé des « Rencontres théâtrales » à Lébamba avec le soutien de l’UNESCO et de la Commission nationale gabonaise pour l’UNESCO, du 15 au 21 avril 2019. A travers des pièces de théâtre comme « La Palabre » tirée de L’histoire d’AWU de Justine Mintsa (Lycée Daniel Didier ROGUET de Lébamba), « Les Larmes seront dans ta maison à présent » (Lycée Léon MBOUMBA de Fougamou), « La Veuve » (Complexe Scolaire les Etoiles de Saint Antoine de Bongolo) et « Un serpent dans ma cuisine » de l’Atelier Eyeno, elle a pointé le doigt sur différentes formes de marginalisation des femmes dans les sociétés traditionnelles.

« La Palabre » mettait en scène l’histoire d’une jeune lycéenne qui tombe enceinte d’un de ses enseignants. Les causes de cette grossesse précoce étaient multiples. D’une part, ses parents ne lui donnaient pas de l’argent pour sa scolarité encore moins pour ses petits besoins ; d’autre part, les enseignants étaient vicieux et profiteurs ; ils proposaient aux jeunes filles d’avoir des rapports sexuels avec eux pour assurer de bonnes notes de classe et utilisaient les garçons pour des travaux à domicile ou leur demandaient de l’argent pour annuler une mauvaise note. Le destin de la jeune fille s’est alors retrouvé dans les mains de sa famille qui voulait qu’elle abandonne ses études à l’accouchement pour s’occuper de son enfant parce qu’elle aurait déshonoré la famille. Heureusement, il n’en a pas été ainsi. A la fin de la réunion de famille, un de ses oncles prit la décision, à l’encontre des siens, qu’elle reprendra ses études au terme de sa grossesse mais devra faire preuve de bravoure.

 

« Les Larmes seront dans ta maison à présent » et « La Veuve » à travers des mises en scène dynamiques rapportaient des récits identiques relatives à la maltraitance des couches défavorisées notamment les femmes et les filles. Elles présentaient des femmes spoliées à la suite du décès de leurs époux.

 

« A travers ces différentes pièces jouées principalement par des femmes et/ou des jeunes filles, nous voulons sensibiliser les femmes sur leurs droits et devoirs afin qu’elles soient toujours maîtresses de leur destin » disait Madame Rosina Koussou Koumba, Présidente de l’association « Paroles de femme ».



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Obone Flore

Journaliste

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