Incroyable! Invraissemblable! Inacceptable! Inadmissible! Intolérable! C’est ce que m’inspire le silence assourdissant des parlementaires gabonais devant la situation sociale et économique explosive dans notre pays.
S’il fallait encore une preuve de leur incapacité à représenter le peuple et à défendre ses intérêts, elle nous est administrée par leur silence ahurissant devant l’actualité brûlante en lien avec les actions du Copil citoyen, d’une part, et les graves révélations sur la pedocriminalité dans le sport.
Sous-traiter la défense des intérêts du peuple gabonais à la société civile, alors que ces (des)honorables sont grassement payés pour le faire, est absolument indigne de vrais parlementaires. Oups, nous n’en avons pas! Ce sont des parlementEURS.
Ces tristes sires qui se pavanent, ornés, tels des sapins de Noël, d’une écharpe vert-jaune-bleu dont ils n’ont jamais saisi le sens réel, sont une belle bande de zozos aux ordres. Ils se contentent, en bons caniches dressés, des petits sucres que leur jettent leurs maîtres pour s’accommoder de cette politique au rabais.
Ces dépités étalent devant la nation abasourdie bêtise, fainéantise et couardise. Être autant inactifs et incapables de la plus petite initiative face à l’atteinte aux libertés que nous impose l’exécutif, est d’une lâcheté qu’aucun mot ne peut restituer.
Leur lâcheté est d’autant plus remarquable qu’ils n’ont jamais connu période aussi propice pour jouer leur rôle. Mais ils préfèrent être des parlementEURS complices de ce gouvernement. Parce qu’être aphones devant l’injustice et à l’iniquité consacrées par les mesures gouvernementales brutales, c’est y consentir. C’est trahir le peuple.
Ces gens ne nous représentent pas. Pourquoi le feraient-ils? Leur éruption sur la scène politique n’est-elle pas elle-même une imposture? Cooptés par des maîtres obscurs dont ils sont les marionnettes, ils ne se sentent pas mandatés par le peuple. Comment pourraient-ils alors honorer la noble mission d’élu national quand ils ne sont que des pantins serviles?
Il n’est que logique qu’ils passent à côté des trois missions régaliennes qui leur sont assignées. Voter la loi consiste pour eux à entériner les lois iniques portées par l’Exécutif. Consentir l’impôt signifie pour eux voter le budget qui sert de cassette personnelle au même exécutif. Et contrôler l’action gouvernementale consiste à entériner, sans jamais s’en émouvoir, les plus folles entreprises.
Ce parlement constitué d’une chambre basse à la ramasse et d’une chambre haute à la remorque, est d’une intolérable inutilité. Il est à l’image du gouvernement qui l’a suscité et l’inefficacité du même gouvernement est inversement le reflet de ce parlement lénifiant. Ils sont les deux facettes solidaires d’une gouvernance archaïque, pathétique et prosaïque.
Puissent ces parlementEURS composés (des)honorables dépITÉS et de VAINérables scénaACTEURS, comprendre qu’il y a des temps dans la vie des peuples où même les esprits les plus conciliants ne s’accomodent plus de tout ce qui participe au déclin programmé de la nation. Quand vient ce temps, il faut prendre position pour la nation.

