Avec la crise sanitaire du Covid-19 et l’expérience du confinement, notre rapport au temps a-t-il été momentanément modifié ou profondément bouleversé ? Il est encore trop tôt pour tirer tous les enseignements de la séquence extraordinaire que nous avons vécue et qui n’est pas encore achevée. Une chose est sûre : le confinement aura permis des expérimentations à grande échelle jamais vues jusque-là.
Observer, comprendre les usages et les rythmes de vie pour expérimenter de nouvelles approches et tenter de desserrer l’étau du temps, c’est en effet la préoccupation du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM) né en 2015 sous l’impulsion de son président Alexandre Barro Chambrier.
Aujourd’hui, les mutations sociales et la remise en question des identités prescrites ne permettent plus au RPM de se contenter du soutien de groupes sociaux déterminés. Il doit s’efforcer de séduire des électeurs dans l’ensemble de l’électorat, particulièrement dans l’arrière-pays. Alors qu’il ne semble plus exister de solutions miracles aux grands problèmes économiques et sociaux, ce parti s’attache à offrir des alternatives crédibles aux Gabonais de plus en plus critiques et informés, qui doutent de la capacité des gouvernants à tenir leurs promesses électorales. Pour convaincre les électeurs, Alexandre Barro Chambrier doit produire des programmes de gestion, réalistes et raisonnables, au risque d’une homogénéisation croissante de ses propositions politiques.
Avec la fin des idéologies, les contraintes de la mondialisation et la montée de l’électoralisme, les électeurs se voient offrir le choix entre des visions monocolores du développement de la société, déclinées et nuancées selon les étiquettes partisanes. La question de la place du débat au RPM est d’autant plus importante. Il lui est souvent reproché de ne pas être à l’écoute des Gabonais et de ne rien avoir à proposer pour résoudre les problèmes de la vie quotidienne. Son déficit de légitimité se traduit donc par la montée de l’abstention, l’éclatement des revendications sectorielles.
Pourtant, depuis trois ans, le RPM a tenté de répondre aux critiques. Il s’est ouvert à la société civile. Des procédures de démocratie participative y ont été introduites. Elles sont invoquées pour légitimer les orientations prises et les organisations elles-mêmes. Ce parti ne renonce cependant pas à se présenter comme un lieu de débat permettant d’élaborer des propositions politiques. Se pose alors la question des modalités : comment débattre et avec quelles conséquences ?
Le RPM a traditionnellement structuré le débat interne à travers l’institutionnalisation des courants. Depuis le déchirement avec le Parti démocratique gabonais (PDG) jusqu’au soutien de la candidature de Jean Ping à l’élection présidentielle de 2016, le parti s’est appliqué à contrecarrer leur développement. Malgré leur stigmatisation, les courants demeurent cependant une façon de concevoir et d’organiser la discussion. Ils constituent des réseaux alternatifs de socialisation des adhérents et d’articulation des arguments. Mais leur formation est souvent d’inspiration stratégique autant qu’idéologique. Le RPM s’est engagé à institutionnaliser des tendances, organisées sur la base d’affinités idéologiques ou de préoccupations sectorielles, et financées par l’organisation nationale. L’application de cette nouvelle règle reste aujourd’hui encore largement à préciser, mais elle s’explique par la nature même de ce nouveau parti, issu d’une fusion.
Ainsi, le débat interne demeure au Gabon largement structuré par l’existence de groupes et d’identités intermédiaires. Néanmoins, le parti s’inscrit pleinement dans un courant d’individualisation de la société et l’évolution la plus marquante est bien la transformation des rapports partisans. Malgré les espoirs placés dans cette démarche, les résultats sont ambigus.
L’élaboration des programmes et des projets politiques reste le domaine réservé des dirigeants et des comités de spécialistes et d’experts. Ainsi, lorsque le Président du RPM Alexandre Barro Chambrier affirme multiplier les occasions de débattre, les conditions de ces discussions restent maîtrisées par les dirigeants et leurs conséquences volontairement limitées.
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