Le Liban peut-il survivre à la catastrophe de Beyrouth ?

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Le Liban, frappé le 4 août par des explosions meurtrières, connait sa pire crise économique depuis des décennies. Sa monnaie s’effondre, les prix explosent et une large partie de la population sombre dans la pauvreté.

Pour les Libanais qui assistaient impuissants à l’effondrement de leur pays en vivant au quotidien les conséquences d’une précarisation nouvelle, les explosions meurtrières et dévastatrices du port de Beyrouth sont la catastrophe de trop. Mais après les explosions de mardi soir au port, qui ont provoqué des destructions sans précédent, ravagé des logements et jeté à la rue des milliers de personnes, on peut s’attendre au pire.

C’est un incendie dans l’entrepôt où étaient stockées 2.750 tonnes de nitrate depuis six ans sans mesures de précaution, qui a provoqué l’explosion dévastatrice de mardi. Si la piste de l’attentat ou d’une attaque d’un autre pays a été mise de côté, cette explosion accidentelle met en lumière les carences des autorités politiques libanaises.

Aussi, près d’une semaine après cette déflagration qui a fait au moins 160 morts, plus de 6.000 blessés et détruit une partie de la capitale, les autorités accusées de corruption, de négligence et d’incompétence par la rue, ont vacillé ce lundi 10 août, avec l’annonce de la démission du gouvernement par le premier ministre Hassan Diab.

Une pareille catastrophe va exacerber encore la crise politique et économique d’un pays qui n’est jamais vraiment sorti d’une guerre civile qui avait braqué les unes contre les autres les communautés chiite, sunnite, maronite et druse.

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