Le DG du Développement Rural, Crépin Ngoua suspendu pour malversations financières?

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FAO et CPAC, vers un partenariat. Archives 7joursinfo

La nouvelle fait le tour des réseaux sociaux. Le directeur général du développement rural, Crépin Ngoua aurait été suspendu de ses fonctions par le Ministre de l’Agriculture. Biendi Maganga Moussavou, reproche à son compatriote, des soupçons de mal gouvernance et de malversations financières mettant directement en péril les intérêts du Projet de développement agricole et rural (PDAR), première phase réalisée dans la province du Woleu Ntem (nord).

« Contrairement à ce qui est raconté ici et là, ce cadre de l’administration n’a pas été suspendu par ce que il aurait pris l’initiative personnelle d’engager  les travaux d’aménagement des routes agricoles dans la zone de Lébamba, non c’est parce qu’il est impliqué dans une affaire  de malversation financière dans le PDAR1 », a indiqué une source autorisée.

Cette décision annonce des jours tumultueux pour Crépin Ngoua Biké qui assurait jusqu’ici les fonctions  de Directeur Général du Développement Rural,  depuis près de 20 ans. Il a notamment supervisé plusieurs projets agricoles, dont le PDAR1 et le PDAR2 qui se déploie désormais  depuis 2020 dans les  provinces  de l’Ogooué Ivindo (nord-est)  et de la Ngounié (sud) notamment entre le département de la Dola (Ndendé) et celui de la Louetsi Wano  (Lébamba).

Le 11 aout 2021 par le ministre de l’agriculture, la deuxième phase du Projet de développement agricole et rural (PDAR), vise la réduction de la pauvreté en milieu rural, par la diversification et l’augmentation des revenus des populations et l’amélioration de leurs conditions de vie.

Cofinancée par le Fonds international de développement agricole (Fida) et l’Etat gabonais à hauteur de 13,73 milliards de FCFA, la deuxième phase de ce programme sera exécutée dans les provinces de la Ngounié, de l’Ogooué Ivindo. La première phase était essentiellement axée sur  le  Woleu-Ntem. La deuxième phase sera déployée dans 171 villages et permettra à terme la création de près de 250 entreprises agricoles et environ 2700 emplois dont l’ancrage contribuera à freiner l’exode rural et à renforcer le système alimentaire.

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