Le débat de Missélé eba’a: Les Gabonais sont humains…

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Une Gabonaise à bout de forces

A lire l’overdose de communication qu’il y a autour de la femme en ce moment, on se demande si au Gabon il n’y a pas d’autres urgences existentielles à traiter. Certes les violences faites aux femmes sont à condamner, tout le temps d’ailleurs, mais elles ne le sont pas plus que toutes les autres formes de violence, y compris celles orchestrées par l’État. 

En effet, il ne sert à rien de donner l’impression que le Gabon aurait dépassé les pays du monde arabe voire même certains pays africains en matière de violences faites aux femmes. Aucune statistique ne présente des chiffres pouvant justifier cette prédominance exacerbée de la lutte contre les violences faites aux femmes au-dessus de tous les autres maux de notre pays.

Aujourd’hui, la lutte contre la pauvreté, la cherté de la vie, les injustices diverses, la corruption, les détournements  de fonds publics, la délinquance juvénile, les crimes rituels, le VIH SIDA, le paludisme, le tribalisme, le manque d’infrastructures modernes (routes, hôpitaux et écoles) semblent être relégués à des zones non prioritaires voire inexistantes. Ce qui constitue la première des violences faites aux citoyens gabonais dont font partie les femmes.

Toutefois il faut rappeler que la violence n’est pas que physique. En matière de violences psychologiques ou verbales faites à autrui, les femmes n’ont pas de leçon à recevoir de quiconque. Si les députés estiment qu’ils n’ont rien d’autre à faire que de s’investir dans un activisme exagéré sur cette problématique, on comprend mieux pourquoi ils avaient été relégués au rôle de distributeurs de riz et de morceaux de savon en pleine crise du Covid-19.

Trop de communication tue la communication. Dès lors que les dispositions  légales ont été prises pour protéger les femmes, il ne reste plus qu’à les faire appliquer par un observatoire sérieux. Les actes seront plus éloquents que cette communication devenue redondante. Voici Anna Claudine Ayo Assayi épouse Mavioga qui n’arrive pas à enterrer dignement son époux depuis plusieurs mois. Qu’en pensent les chantres de la lutte contre les violences faites aux femmes, la justice gabonaise s’étant jugée incompétente au fond”.

Par Télesphore Obame Ngomo

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